Les emprunts d'État à long terme sont sacrifiés à leur tour

Désespérément à la recherche de liquidités avec l'intensification de la crise, les opérateurs de marché ne se contentent plus de vendre des actions ou des obligations privées (c'est-à-dire émises par des entreprises ou des institutions financières). Pour compenser les pertes de crédit, ils se débarrassent maintenant aussi de leurs actifs les moins risqués, à savoir les emprunts d'État de meilleure qualité.Les obligations souveraines à long terme - qui, il y a peu, apparaissaient encore comme des valeurs refuges - souffrent d'autant plus qu'avec les divers plans de sauvetage du système bancaire (700 milliards de dollars aux États-Unis, 400 milliards de livres sterling en Grande-Bretagne), les perspectives d'émission de dette publique ont été revues à la hausse.TENSIONS SUR LE RENDEMENTMercredi, le Trésor américain a déjà émis dans l'urgence 50 milliards de dollars de dette dont 40 milliards à très court terme et 10 milliards à 10 ans.En cinq séances, le rendement des emprunts d'État américainsà 10 ans s'est tendu de plusde 40 points de base (1 point de base = 0,01 %), de 3,45 % à 3,87 %. Les investisseurs ayant une nette préférence pour les échéances plus courtes (moins risquées), les obligations souveraines à deux ans ont nettement moins souffert. Résultat : vendredi en séance, l'écart entre les taux à 2 ans et ceux à 10 ans est remonté à son plus haut niveau depuis avril 2004, à 230 points de base.

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