Paradoxe ? ? Peu après l'annonce du plan de relance, le 4 déce...

 |   |  352  mots
Paradoxe?? Peu après l'annonce du plan de relance, le 4 décembre, nombre de politiques admettaient bien volontiers la nécessité de mesures supplémentaires de soutien de l'économie, en cas de dégradation plus forte que prévu de l'activité. C'était le cas du conseiller spécial du chef de l'État, Henri Guaino. Or, aujourd'hui, alors que la récession apparaît chaque jour plus profonde, ce discours a quasiment disparu des écrans radar. Nicolas Sarkozy a-t-il décidé de ménager ses effets, voulant relancer? la relance à la faveur du remaniement du gouvernement et de l'après-scrutin européen?? Les experts du gouvernement écartent cette hypothèse, vouée par nature à être démentie.économistes pessimistes« Le chiffre d'une récession de 3 %, cité par François Fillon, tient seulement à un recul du PIB plus prononcé que prévu au début de l'année », met-on en avant dans l'entourage de Christine Lagarde. Autrement dit, la situation est en voie de stabilisation, après un deuxième trimestre de baisse du PIB sans doute beaucoup moins prononcée qu'au premier. Rien ne sert dans ces conditions de prévoir de nouvelles mesures, qui ne pourraient être mises en ?uvre, en fait, qu'après la récession. « Aujourd'hui, les dispositifs annoncés en décembre puis en février (sommet social) commencent à être opérationnels, souligne-t-on rue de Bercy. Les faire fonctionner mobilise beaucoup d'énergie, y compris un ministre dédié (Patrick Devedjian). Avant d'envisager de nouvelles dispositions, appliquons pleinement ce qui a été prévu. » Ce que défend donc Bercy, c'est que de nouvelles mesures n'entreraient en vigueur qu'à la fin de l'année, alors que la récession serait en principe un mauvais souvenir. Certains économistes indépendants se montrent plus pessimistes. Ainsi, pour Xavier Timbeau « il y a un rapport de 1 à 6 entre l'ampleur des mesures de relance actuellement prévues et la perte d'activité constatée ». Une relance massive serait donc nécessaire. « Est-on capable de mettre en ?uvre aujourd'hui un plan de relance d'une centaine de milliards d'euros?? » s'interroge l'économiste. Ivan Best

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :