Le blé australien profite de la dérégulation
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Moins d'un an après sa mise en place le 1er juillet dernier, la libéralisation en Australie du marché des exportations de blé est déjà qualifiée de succès par les différents intervenants du secteur. À commencer par les producteurs, « qui peuvent enfin faire jouer la concurrence et vendre au meilleur prix », explique Richard Koch, directeur de Profarmer, le cabinet d'études leader sur le marché australien des céréales. système saturéFini donc le diktat tarifaire imposé pendant soixante-dix ans par AWB (Australian Wheat Board). Avec 22 acteurs accrédités, les céréaliers vendent au plus offrant et peuvent empocher une différence de plus de 20 $ (US) la tonne selon les acheteurs. Laminé par les affaires et la concurrence, AWB ne pèse plus qu'un cinquième du marché, loin derrière les 30 % détenus pour cette campagne par CBH (Co-Operative Bulk Handling), l'opérateur ouest-australien, pendant que les géants du négoce international comme Glencore, Louis Dreyfus ou Cargill dépassent tous la barre des 10 %. Plus de 5,2 millions de tonnes ont déjà été expédiés depuis le début de la dernière récolte, dans 35 pays différents. « L'arrivée des grands négociants permet l'accès à de nouveaux marchés », constate Robert Green, directeur de l'Association australienne des exportateurs de grains (AGEA). Seule ombre au tableau, le système logistique terrestre et maritime a vite été saturé. « Les contraintes sont plus lourdes qu'avec un seul intervenant, mais les exportateurs vont apprendre de leurs erreurs et les chargements seront mieux planifiés lors des prochaines récoltes », veut croire Robert Green. La création d'un nouveau « single desk », chargé uniquement des questions de transport est même envisagé pour « fluidifier l'ensemble ». Le quatrième exportateur mondial prévoit d'exporter cette année le double de la campagne précédente, soit 13 millions de tonnes de blé, qui devraient rapporter plus de 2 milliards d'euros au pays. Olivier Caslin, à Sydney
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