L'Espagne plonge dans la récession
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L'Espagne continue à s'enfoncer dans la crise. Les estimations de croissance rendues publiques hier par l'INE (Institut national de statistiques) indiquent que le PIB a cette fois chuté, au premier trimestre, de ? 2,9 % en glissement annuel et de ? 1,8 % en termes trimestriels. Ce dernier résultat est le plus sombre depuis le début de l'actuelle série statistique de l'INE en? 1970. Il s'agit du troisième recul consécutif en glissement annuel, après les ? 0,3 % de la période juillet-septembre et le ? 1,0 % d'octobre-décembre.Les chiffres de l'INE coïncident avec ceux rendus publics fin avril par la Banque d'Espagne. S'agissant de prévisions initiales, l'Institut se contentait hier d'attribuer sans plus de détails ce nouveau revers à la « contribution négative de la demande nationale ». Tout porte à croire que les chiffres définitifs, le 20 mai, indiqueront donc un nouveau et fort repli tant de la consommation des ménages que de l'investissement, qui, au quatrième trimestre de 2008, reculaient déjà respectivement de ? 2,3 et ? 9,3 % en glissement annuel. Et si le comportement de la demande extérieure s'améliore, c'est en raison du recul des importations induit par la récession.coup de semonceLes chiffres du PIB en Espagne étaient jusqu'ici légèrement moins défavorables que ceux de la moyenne de la zone euro. Mais ce coup de semonce est préoccupant pour deux motifs?: d'abord parce que pour un rythme de récession donné, l'Espagne détruit davantage d'emplois que ses voisines. Et parce que tous les organismes internationaux affirment que le redressement sera plus lent au sud des Pyrénées qu'ailleurs. Th. M., à Madrid
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