Lafarge doit digérer l'achat d'Orascom
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Le lancement d'une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros par Lafarge était attendu. L'acquisition en janvier 2008 pour 8,8 milliards d'euros du cimentier égyptien Orascom Cement, un leader au Moyen-Orient, avait été très bien vue sur un plan stratégique. Mais elle avait largement alourdi l'endettement de Lafarge, porté à 17 milliards d'euros. En lançant une augmentation de capital qui va être soumise à l'aval des actionnaires du groupe le 31 mars, Lafarge, qui a aussi obtenu un nouveau crédit bancaire de 1 milliard d'euros, a largement desserré la contrainte financière qui pesait sur lui. Le groupe va pouvoir rembourser par anticipation avant la fin juin deux tranches du crédit syndiqué mis en place pour le rachat d'Orascom, soit 2,6 milliards d'euros et ainsi lever la contrainte des « covenants » (clauses particulières du crédit syndiqué) qui le liait à ses banques créditrices et que le groupe n'aurait de toute évidence pas été en mesure de respecter. Le conseil d'administration de Lafarge se réunira dans la foulée de l'« AG » du 31 mars pour établir les modalités juridiques et financières de l'augmentation de capital. S. SA.
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