Percée d'Alcatel-Lucent dans le très haut débit mobile

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La rumeur bruissait depuis deux jours dans les allées du Congrès mondial du mobile de Barcelone. L'opérateur américain Verizon a annoncé hier, depuis la capitale catalane, les principaux fournisseurs d'équipements qu'il a choisis pour déployer le réseau de quatrième génération selon la technologie dite Long Term Evolution (LTE) de sa filiale mobile Verizon Wireless, détenue à 50 % par le britannique Vodafone. Le franco-américain Alcatel-Lucent a été sélectionné avec le suédois Ericsson pour développer l'infrastructure sous-jacente qui permettra à Verizon Wireless de « devenir, dès le début de l'année 2010, la première société sans fil à fournir un service reposant sur la LTE aux États-Unis. » Cette technologie offre des débits potentiels allant de 50 à 100 mégabits par seconde, contre 14 Mb/sec pour la 3G + actuelle, et permettra aux consommateurs de télécharger plus rapidement des fichiers ou de la vidéo.Alcatel-Lucent a de quoi être satisfait de cette percée symbolique et stratégique. Il y a tout juste un an, le groupe annonçait à Barcelone la naissance d'une coentreprise dans le LTE avec le japonais NEC, qui est en cours de dissolution. Ben Verwaayen, le directeur général d'Alcatel-Lucent, avait indiqué à l'automne dernier, peu après son arrivée, qu'il avait décidé de poursuivre en solo ses investissements dans le LTE, stratégique pour l'avenir du groupe, au détriment du Wimax, considéré comme enterré. Leader mondial dans les infrastructures de téléphonie fixe, le groupe se devait d'améliorer ses positions dans le mobile, où Ericsson reste le numéro un,a ce segment étant promis à de meilleures perspectives, en particulier dans les pays émergents.« C'est encourageant »« Le fait que Verizon nous ait choisi valide la crédibilité de notre solution dans le LTE, c'est très important pour notre groupe », fait valoir Ken Wirth, le responsable du compte Verizon chez Alcatel-Lucent. « C'est encourageant », estiment les analystes de JP Morgan. En outre, l'opérateur américain l'a aussi choisi comme fournisseur clé pour deux autres équipements, avec Nokia Siemens pour la technologie IMS de convergence fixe/mobile, avec Ericsson et le canadien Starent pour la commutation de paquets. « Nous avons été triplement couronnés », se félicite Ken Wirth, qui ne se targue pas d'avoir remporté la part du lion de ce contrat, dont l'ampleur n'est pas encore chiffrée.La nouvelle apparaît comme une bouffée d'oxygène pour Alcatel-Lucent et une première victoire commerciale prometteuse pour le nouveau directeur général. Le géant Vodafone qui, à la différence de sa filiale américaine, n'a pas encore sélectionné ses équipementiers pour son réseau LTE, s'est déclaré hier « heureux d'appuyer la décision de Verizon Wireless de sélectionner ses fournisseurs ». n

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