Mobilisation

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Plus encore que le 29 janvier, les plus de 200 manifestations prévues aujourd'hui rassembleront, sous les mêmes banderoles, salariés du privé et agents du public, retraités et étudiants, personnel hospitalier et instituteurs. Fortes de cet ?cuménisme, les huit organisations syndicales à l'origine de cette journée d'action devraient dépasser le record de la précédente mobilisation, il y a un mois et demi. Et en jouer pour accentuer la pression sur le gouvernement.Si l'exécutif affichait jusqu'à hier sa fermeté (lire ci-contre), il ne peut ignorer que la situation sociale s'est considérablement détériorée au cours des dernières semaines. « Le climat est très lourd. Les conflits chez Continental et Sony en sont très révélateurs », souligne Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. Parisot attise les braisesDans le privé, la multiplication des plans sociaux et la crainte du chômage ont balayé les annonces en faveur des classes moyennes du sommet social du 18 février. Dans l'éducation, en dépit de reculs successifs sur le lycée, puis sur les enseignants-chercheurs, la mobilisation ne faiblit pas. Aux Antilles, si un accord a été trouvé à la Martinique, la situation reste en suspens en Guadeloupe. Le protocole de fin de conflit, prévoyant notamment une revalorisation des bas salaires, sera soumis demain aux partenaires sociaux. Un préalable indispensable à son extension par le gouvernement et à son application à toutes les entreprises du département.Dans ce contexte très tendu, l'exécutif n'est guère aidé par le patronat. En reprochant mardi à la CGT sa « démagogie », Laurence Parisot a mis de l'huile sur le feu. « Le Medef marche vraiment à côté de ses pompes », a tranché François Chérèque dans « Les Échos ». Elle « fait preuve d'un archaïsme d'un autre temps et contribue à sa manière à tendre un peu plus la situation », a ajouté Bernard Thibault. Cette alliance de mots entre les leaders de la CFDT et de la CGT devrait assurer, demain, le maintien de l'unité au sein de l'intersyndicale. En attendant de nouveaux gestes du chef de l'État et des responsables patronaux, les huit organisations préparent déjà un 1er mai offensif.

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