Une charte sur les dangers du mobile

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Périodiquement relancé faute de certitudes médicales, le débat sur la dangerosité du téléphone portable est revenu sur le devant de la scène il y a un mois, après la plainte d'une famille des Yvelines réclamant le déplacement d'une antenne relais puis la condamnation par le tribunal de grande instance de Nanterre de Bouygues Télécom à démonter une antenne. Éric Besson, le secrétaire d'État au Développement de l'économie numérique, s'est saisi du dossier. Il a convoqué vendredi les trois opérateurs mobiles pour une réunion de travail avec des membres des ministères de la Santé, de l'Économie et de l'Aménagement du territoire.Cinq mesures ont été examinées et devraient faire l'objet d'une charte entre les opérateurs et le gouvernement. Elles portent davantage sur l'usage du portable lui-même. Selon un document que La Tribune a pu consulter, Éric Besson veut " interdire la distribution d'objets radioélectriques dédiés aux enfants de moins de 3 ans ", ainsi que " toute publicité à destination des enfants de moins de 12 ans " sur l'usage du mobile. Il préconise aussi de rendre " obligatoire l'affichage sur les lieux de vente " de la puissance des ondes émises par un appareil et plus seulement dans les notices, ainsi que la commercialisation des oreillettes (" kits piétons ") y compris dans les packs prépayés.Enfin, " une grande campagne d'information et de sensibilisation du bon usage du portable " sera mise en place. Le but est d'appliquer " le principe de précaution sans générer des peurs inutiles parce qu'infondées à ce jour ".Quant aux antennes, le gouvernement prône de compléter le guide de bonnes pratiques conclu en 2004 avec l'Association des maires de France. La cartographie locale des antennes devra être rendue publique, en précisant le nom des exploitants sur le site Cartoradio.fr. Tous les exploitants (télévisions, radios) devront s'engager, comme l'ont fait les opérateurs mobiles, à faire réaliser, sur demande, des mesures d'exposition du public aux ondes. Selon l'OMS, " l'organisme absorbe cinq fois plus de signaux de la FM et de la télévision que des stations " de téléphonie mobile, et ce " sans qu'on ait constaté d'effets indésirables sur la santé " depuis cinquante ans.

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