Les perspectives industrielles
La Tribune
La Tribune
Simple pause avant une nouvelle chute ou signe avant-coureur d'un prochain renversement de tendance ? En baisse quasi constante depuis mai 2007, l'indicateur synthétique du climat des affaires dans l'industrie, calculé par l'Insee, s'est stabilisé en janvier à 73 points, un plancher historique inférieur de 27 points à sa moyenne de longue période. Une pause également constatée dans le bâtiment, toujours selon l'Insee.plusieurs éléments Reste que la défiance perdure, selon le baromètre LCL-« La Tribune », publié hier, qui mesure le niveau de confiance des dirigeants de PME. Une défiance fondée sur la conjugaison de plusieurs éléments : l'entrée en récession de la totalité des pays industrialisés et le ralentissement de l'activité dans les pays émergents, aggravés par l'éclatement cet automne de la crise financière et bancaire. Les experts qui pariaient jusqu'à peu sur la capacité de ces derniers à résister à la crise et à devenir les nouvelles locomotives de l'économie mondiale en seront pour leurs frais? Des éléments que ne compensent pas la très forte baisse des prix des matières premières observée depuis juillet, le repli des taux d'intérêt décidés par la Banque centrale européenne (BCE), la légère remontée du dollar face à l'euro ou encore les mesures contenues dans le plan de relance gouvernemental pour soutenir l'activité.Les secteurs les plus touchés par la morosité sont ceux des biens d'équipement et surtout l'automobile, marqués tous les deux par un tarissement très net du flux de commandes nouvelles. « Il faudra donc s'attendre à de nouvelles fermetures partielles d'usines au cours des prochaines semaines et mois dans l'automobile », anticipe Alexander Law chez Xerfi. Une petite lueur d'espoir vient du secteur des biens intermédiaires, rare secteur à voir ses carnets de commandes se regarnir un peu. Toutefois, « il faudra une amélioration bien plus conséquente des données d'enquêtes pour envisager une stabilisation durable de l'activité. Pour l'instant, le climat des affaires reste très dégradé et tout indique que les chefs d'entreprise devraient continuer de réduire leur activité dans les prochains mois », estime Frédérique Cerisier chez BNP Paribas. Un sentiment qui vient confirmer les dernières prévisions de l'Insee. Selon les experts de l'Institut, le PIB reculerait de 0,4 % et de 0,1 % aux premier et deuxième trimestres avant une éventuelle reprise de l'activité dans la seconde partie de l'année. Fabien Piliu
La Tribune
La Banque mondiale qualifie les années 2020 de « décennie perdue » pour la croissance mondiale
Emmanuel Moulin met en garde contre la propagation du choc énergétique aux prix des services
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
« Les ports sont les nœuds du corridor IMEC » dit Hervé Martel