Berlin phosphore sur un nouveau plan contre la récession

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Beaucoup de propositions et peu de temps » : Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » résumait ainsi dans son édition d'hier l'état de la réflexion autour du deuxième plan conjoncturel allemand, qui doit être annoncé en janvier. Alors que le gouvernement fédéral assure que pour le moment « aucune option n'est exclue », il semble au moins acquis, comme l'avait annoncé la chancelière Angela Merkel elle-même, que le c?ur des mesures visera à lancer un vaste programme d'investissements dans le domaine des infrastructures, notamment dans les transports, l'Internet à haut débit, l'éducation et la recherche. Mais compte tenu de la violence de la récession attendue l'an prochain outre-Rhin (lundi, l'institut IfW a prévu un recul du PIB de 2,7 % en 2009), ces programmes ne suffiront sans doute pas.Du coup, le gouvernement réfléchit « très intensivement » à une baisse des cotisations sociales. Une telle mesure, estimée à 10 milliards d'euros, aurait l'avantage de soutenir à la fois le pouvoir d'achat des salariés et de réduire les coûts pour les entreprises. L'État assurerait ensuite le versement du manque à gagner dans les caisses d'assurance sociale. Mais, en l'occurrence, tous les partis de la grande coalition y vont de leurs propositions. La s?ur bavaroise du parti d'Angela Merkel, la CSU, tient ainsi toujours à son idée de baisse des impôts directs, notamment sur le revenu. Mais les sociaux-démocrates y sont opposés et la CDU elle-même préférerait faire de la réforme fiscale un thème de campagne électorale lors des élections générales de septembre. L'idée de la gauche du SPD de distribuer des chèques aux ménages a été semble-t-il abandonnée, mais le ministre-président de Rhénanie-Palatinat et ancien patron du SPD, Kurt Beck, a proposé un « treizième mois » pour les bénéficiaires d'allocations sociales.Soutien aux communesEnfin, des réflexions sur un soutien aux communes et sur un élargissement du plan de sauvetage bancaire sont en cours. Reste évidemment la question du financement. L'estimation du montant global de ce premier paquet va, selon les sources, de 20 à 40 milliards d'euros. Les premières mesures de soutien en octobre et novembre s'élevaient à 32 milliards d'euros sur deux ans. La répartition de l'effort entre les Länder et l'État fédéral est un point de discussion intense, alors qu'au sein de la CDU de plus en plus de voix s'élèvent pour avertir des conséquences budgétaires de ces stimuli conjoncturels. En tout cas, l'idée avancée lundi par le candidat SPD aux élections régionales de la Hesse, Thorsten Schäfer-Grümbel, d'instaurer un « emprunt obligatoire sur les grandes fortunes » pour financer ces mesures a été rejetée jusque dans son propre parti. n++BSD ++SupprimerBalise NePas supprimer n signature++BSF ++

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