Nouvelle vague d'optimisme à l'Est

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marchés émergentsConforté par les premiers signes de reprise économique dans la zone euro, l'optimisme est de retour sur les marchés d'Europe de l'Est. C'est en tout cas ce que confirme l'indicateur publié hier par le Centre de recherche économique allemand Zew, selon lequel le niveau de confiance des investisseurs pour l'avenir de cette région se serait amélioré de 32 à 36 points ce mois-ci par rapport à juillet. « Le sentiment d'optimisme, qui était déjà palpable au début du second semestre, se renforce à nouveau après la récente correction liée aux doutes sur la croissance chinoise », résume Mariela Borrel, analyste chez Zew. deux devises fragilesSelon sa dernière étude, près de 56 % des analystes de marché tableraient aujourd'hui sur une reprise économique en Europe de l'Est au cours des six prochains mois. Sur les places financières, ce pronostic est déjà largement intégré dans les cours. « Nombre d'investisseurs qui avaient raté les vagues de hausses en Asie et ailleurs ont misé sur cette région, commente un spécialiste. Résultat, aujourd'hui, tant sur les devises que sur l'obligataire, l'Europe est en ligne avec les autres régions émergentes. » En Pologne, le rebond du zloty par rapport à ses plus-bas de février atteint 16,5 %. En Hongrie, où la banque centrale a procédé hier à une nouvelle baisse de son taux directeur ? de 8,5 à 8 % ?, le forint s'est raffermi sur cette même période. « Reste à savoir si la reprise sera aussi solide qu'on le pense », souligne Shahin Vallée, stratège chez BNP Paribas à Londres. Selon lui, « les risques systémiques et macroéconomiques ont été fortement minorés, peut-être même un peu trop, ce qui laisse désormais peu de place aux gains sur cette région ». Dans cet univers, deux devises continuent de montrer des signes de fragilité. La couronne tchèque, tout d'abord. Soumise à des pressions déflationnistes de plus en plus visibles dans le pays, cette devise ne serait pas à l'abri d'une autre dévaluation. Au même titre que le rouble. Car si la devise russe s'est stabilisée depuis son effondrement cet hiver à la faveur d'une reprise des cours du pétrole, son avenir continue de dépendre du prix du baril. Marjorie Bertouille

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