GRÉGORY MOLINARO
La Tribune
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Gérant de fonds profilés chez CPR Asset ManagementQuel regard portez-vous sur l'année passée ? C'est une année exceptionnelle, où tous les grands principes de diversification du risque ont été déjoués face à l'ampleur de la crise. Qu'il s'agisse des petites ou des grandes capitalisations, de la gestion « growth » (valeurs de croissance) ou « value » (valeurs décotées), des pays développés ou émergents, toutes les composantes de la poche actions ont suivi le même mouvement. Les classes d'actifs qui permettent habituellement de générer de la diversification et de la performance se sont avérées plus risquées que les autres. Les obligations à haut rendement, les actions émergentes ou les matières premières ont été particulièrement pénalisées par la préférence des investisseurs pour les actifs plus liquides. Dans ces conditions, que faut-il faire ? Face à une crise de liquidités où des investisseurs continuent de dénouer leurs positions, il est utile de limiter les risques sur des marchés trop étroits. En 2008, il fallait éviter les paris trop originaux, et être très conservateur en restant proche du benchmark. Ce sera sans doute vrai en 2009. Pour notre part, nous adopterons donc une position d'attente et nous nous cantonnerons, dans les prochains mois, à des mouvements tactiques à plus ou moins court terme sur les grands indices.
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