Gazprom tonne contre Kiev

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Emmanuel Grynszpan, à MoscouLa diplomatie du gaz ne prend pas de vacances. Au contraire, les négociations entre Ukrainiens et Russes s'intensifient pour trouver une issue, à deux jours de la coupure de gaz promise par Gazprom. Le premier producteur mondial de gaz a indiqué hier que le tarif du gaz appliqué à l'Ukraine risquait de doubler l'an prochain si les deux pays ne parvenaient pas à un accord, après avoir indiqué samedi dernier qu'il existait une chance sur deux pour qu'il coupe le gaz à l'Ukraine si cette dernière ne règle pas ses 2 milliards de dollars de dette le 31 décembre dernier carat. Deux optionsLe géant russe a de fait proposé deux options à Kiev : soit fournir aux Ukrainiens une avance sur les redevances futures pour le transit de gaz russe destiné à l'Europe (tarif actuel : 1,70 dollar pour 1.000 m3 sur 100 km) ; soit renvoyer en Russie le gaz stocké par l'Ukraine dans ses vastes citernes souterraines. Malgré ses importantes difficultés financières et la dévaluation de 50 % de sa devise par rapport au dollar (alourdissant d'autant la dette gazière, libellée en billet vert), le gouvernement ukrainien a rejeté les deux propositions, insistant sur un remboursement en cash d'ici à mars prochain.Pour accentuer la pression, Gazprom a lancé ces dernières semaines une campagne de communication destinée à ternir l'image de l'Ukraine, sur le territoire de laquelle transite 80 % du gaz russe destiné aux Européens. La semaine dernière, Viktor Zoubkov, vice-Premier ministre russe et président du conseil de direction de Gazprom, avait insinué que Kiev ne se gênerait pas pour voler du gaz aux Européens. Moscou a également promis une forte augmentation du prix du gaz à l'Ukraine.Les gazoducs servant les consommateurs ukrainiens et ceux transitant vers l'Europe étant découplés, théoriquement, une coupure par Gazprom des gazoducs ukrainiens ne devrait pas perturber les livraisons aux clients européens. Hier, le géant gazier russe a d'ailleurs indiqué qu'il assurerait ses engagements envers l'Europe. Côté ukrainien, la panique n'est pas de mise : devenus prévoyantes après la coupure du gaz du 1er janvier 2006, les autorités de Kiev ont massivement stocké du gaz tout au long de l'année pour sécuriser la consommation jusqu'à la fin de l'hiver. n++BSD ++SupprimerBalise NePas supprimer n signature++BSF ++

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