Recylex reprend l'initiative malgré le passif de Metaleurop

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cite>Recylex a annoncé hier son premier développement en dehors de ses trois pays domestiques (France, Belgique et Allemagne). L'ex-Metaleurop SA construit au sud d'Alger, avec deux associés, un centre de traitement de batteries automobiles usagées destiné à alimenter en plomb ses fonderies française et allemande, qui ne tournent qu'à 50 % de leur capacité faute de matière à recycler. Cette initiative se déroule dans le contexte particulier du groupe, sous le coup d'un plan de continuation depuis novembre 2005, après la brutale fermeture de sa filiale de Noyelles-Godault, qui avait entraîné la mise en cessation de paiement de Metaleurop SA, pourtant contrôlée par le puissant suisse Glencore. Bilan, le développement en Algérie se déroule sans investissement deRecylex qui se contente d'apporter son savoir-faire.L'EPEE DE DAMOCLESRESTE SUSPENDUE La condamnation, tombée le27 juin dernier, à payer 15 millions d'euros aux 495 ex-salariés deMetaleurop Nord est venue rappeler l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de Recylex. Le groupe, qui a annoncé sa volonté de faire appel, est également poursuivi par 91 anciens cadres, qui demandent chacun 30.000 euros de dommages et intérêts, soit près de 3 millions d'euros. La décision est attendue le 30 septembre 2008. En outre, après l'extinction de la première procédure engagée par les liquidateurs, ces derniers en ont engagé une seconde par laquelle ils demandent 50 millions d'euros à Recylex pour comblement de passif. Ils ont fait appel du jugement de première instance favorable à Recylex. L'audience est prévue le 21 octobre prochain.Par ailleurs, Recylex doit encore rembourser à ses créanciers 28 millions d'euros sur les huit prochaines années, sur la dette de 40 millions inscrite dans le plan de continuation. Enfin, le groupe a provisionné 23 millions d'euros pour la réhabilitation d'ici à 2010 de son site de L'Estaque (17,2 millions d'euros) et de ses anciennes mines." Recylex n'est plus en péril, mais nous restons prudents, déclare Yves Roche , aux commandes depuis 2005. Nous devons garder un coussin de sécurité, qui pèse sur notre capacité d'investissements. " D'autant que 2008 s'annonce moins bon que 2007, où Recylex a affiché un bond de 53 % de son résultat net avec une marge d'exploitation de 16,7 %. Depuis, les cours du plomb et du zinc (93 % des revenus en 2007) ont été divisés par deux. Yves Roche compte renforcer à moyen terme ses activités de recyclage du plastique et production de métaux spéciaux (arsenic, cadmium...), encore marginales.

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