Siemens risque un automne social chaud

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Le géant industriel Siemens va devoir croiser le fer avec les syndicats, très remontés après l'annonce hier de la suppression de 5.250 emplois en Allemagne, sur un total de 16.750 dans le monde. Le groupe munichois veut alléger ses effectifs de 4 % globalement, pour l'essentiel dans les étages administratifs et managériaux, de manière à remplir son objectif de " croissance durable dans le monde ", a déclaré hier son président, Peter Löscher. Nommé à la tête du groupe il y a un an, il justifie ce plan par le " retard pris " sur la concurrence pour optimiser les structures de gestion.Mais le message passe mal outre-Rhin, notamment en Bavière, à Erlangen, où Siemens emploie 22.000 personnes avec des carnets de commandes pleins. Le site devra néanmoins s'alléger de 1.350 personnes. Dans le reste du Vieux Continent, Siemens prévoit de supprimer 5.150 emplois. " Les pays européens restent chers par rapport à l'Asie ", justifie Jean-Rémy Touze, DRH de Siemens France. Le groupe emploie 10.000 personnes dans l'Hexagone après s'être séparé de sa filiale VDO dans l'automobile. Le présent plan s'inscrit dans un projet de renforcement des synergies avec d'autres pays (Italie, Espagne, Suisse, Belgique, Portugal). L'objectif est de donner plus de poids à cet ensemble régional du sud-ouest de l'Europe. Il devrait avoir une taille comparable à l'Allemagne, qui pèse pour 17 % du volume d'affairesglobal de Siemens. Le groupe n'a pas précisé combien lui coûterait le plan social. Il devra autant que possible être mené sur la base des départs naturels et du volontariat. En 2010 cela représentera une économie de 1,2 milliard d'euros par an.

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