Vassilis Vovos : " Une hausse des prix n'est pas envisageable "

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Six mois après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, l'impact sur les ventes est-il conforme à ce que vous attendiez ?Je pense que la prévision d'un recul de 4 % sur l'année reste valable. En valeur, compte tenu de la hausse des prix d'août 2007, les ventes devraient se stabiliser ou céder 1 % tout au plus. D'ailleurs, l'État qui avait tablé sur une baisse de 3 % de ses recettes fiscales en conséquence de la baisse des volumes devrait finalement dégager près de 9,35 milliards d'euros, soit environ 200 millions de plus que prévus.Comment Japan Tobacco France a-t-il géré cette situation ?Malgré l'interdiction de fumer et la baisse du marché du tabac en volume, à fin juin, notrepart de marché a tout de même progressé pour passer la barre des 14 %. Sur le premier semestre, nos ventes ont progressé de 3,6 % en volume. Camel a conforté sa place de deuxième marque la plus vendue, Winston a réussi la meilleure performance en termes de croissance de part de marché et, enfin, Benson & Hedges, que nous avons repris à l'occasion du rachat du britannique Gallaher, a progressé de 9 %.Êtes-vous favorable à une augmentation du prix des cigarettes ?Dans le contexte actuel, non, une hausse n'est pas envisageable car il faut laisser le marché digérer les effets de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Nous risquerions d'être en décalage avec les prix pratiqués par nos voisins européens et d'encourager les achats transfrontaliers. En Italie, par exemple, où nous constatons une augmentation du prix, nous allons suivre de près l'effet de ces mouvements sur les achats transfrontaliers.Comment allez-vous aborder 2009 ?Il faut s'attendre encore à une tendance baissière structurelle de la consommation, de l'ordre de 1 % à 2 % dans l'ensemble des marchés de l'Europe de l'Ouest. Et, dans le même temps, le coût des matières premières va continuer d'augmenter. Celui de la logistique également. En 2007, le prix du tabac comme matière première a bondi de 30 %. Par ailleurs, la France applique la plus forte pression fiscale d'Europe sur le tabac, ce qui réduit nos marges de manoeuvre.

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