Les valeurs automobiles au coeur des incertitudes

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Exception faite des financières, les valeurs automobiles sont celles qui pâtissent le plus de la défiance des investisseurs. Signe de cette aversion pour le secteur, Renault est désormais lanterne rouge du CAC 40 avec une dégringolade de près de 50 % depuis le début de l'année. En baisse de plus de 42 %, Michelin n'est pas très loin, enregistrant la huitième plus mauvaise performance de l'indice parisien. Pourtant, les indicateurs délivrés jusqu'ici n'ont pas été si mauvais pour les constructeurs français. Grâce au bonus-malus, le marché hexagonal résiste bien. Par ailleurs, PSA faisait encore état hier d'une hausse de 4,6 % de ses ventes semestrielles et confirmait dans la foulée son objectif d'environ 5 % de croissance de ses ventes cette année.ENVIRONNEMENT HOSTILEMalgré cela, rien y fait : le secteur continue de catalyser les craintes du marché. Les explications ne manquent pas. La flambée des matières premières, le ralentissement économique sur les marchés occidentaux et le risque de décélération dans les pays émergents constituent pour les constructeurs et les équipementiers un environnement hostile. Ce qui fait craindre le pire aux investisseurs. Des inquiétudes entretenues par les récentes déclarations de Carlos Ghosn sur le sujet. De fait, le marché s'affole sur la capacité des constructeurs français à maintenir leurs objectifs de marge, d'autant que le premier trimestre n'a pas donné lieu à la publication de résultats chiffrés.

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