Procès du Cref : l'UMR mise hors de cause

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Quelque 5.000 fonctionnaires qui accusaient leur ancienne mutuelle de retraite, la MRFP - devenue l'UMR - de les avoir floués ont été déboutés hier par le tribunal de grande instance de Paris.L'affaire tournait autour du Cref, principal complément de retraite facultatif des fonctionnaires. Créé en 1949, ce régime était le seul à combiner les techniques de répartition (60 %) et de capitalisation (40 %). En 2000, il comptait quelque 450.000 adhérents (70.000 allocataires et 370.000 cotisants). Confrontée à une nouvelle réglementation européenne et à l'allongement de la durée de vie, la MRFP se voit contrainte en 2000 de provisionner intégralement son régime. Afin de constituer ces réserves, à hauteur de 1,5 milliard d'euros, elle baisse brutalement les rentes de ses sociétaires, de l'ordre de 16 %. Selon le TGI, " la constitution de réserves supplémentaires [...] n'aurait pu, même avec un étalement sur plusieurs années, être réalisée sans incidences considérables pour les sociétaires ". M e Lecoq-Vallon, avocat des fonctionnaires, regrette cette décision et compte faire appel.

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