Les nouvelles règles de solvabilité pèseront sur la rentabilité
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« La nouvelle réglementation bancaire affectera notre rentabilité. » L'aveu a été partagé par l'ensemble des dirigeants de banques lors de la présentation de leurs résultats annuels. Dernier à s'être exprimé sur le sujet, le directeur général de HSBC, Stuart Gulliver, a annoncé lundi que son objectif de rendement des capitaux propres (« return on equity », ROE) avait été révisé à la baisse, d'une fourchette de 15-19 % à 12-15 %. Disparités européennesAu début du mois, Credit Suisse avait fait une déclaration dans le même sens, ramenant son ROE de 18 % à 15 %. L'an dernier, le rendement des fonds propres de Credit Suisse avait déjà reculé, passant de 18,3 % à 14,4 % en un an. « Nous avons révisé cet objectif pour satisfaire les besoins de renforcement des fonds propres », a précisé le directeur financier de la banque helvétique, David Mathers. Ces décisions ont en effet été prises à la suite de la publication en septembre par le Comité de Bâle des nouvelles règles de solvabilité. Ces normes, dites de Bâle III, imposeront aux banques à partir de 2013 des exigences accrues en fonds propres, entraînant mécaniquement une érosion de leur rentabilité. « Notre objectif de 15 % à moyen terme est maintenu, mais il sera plutôt difficile à atteindre en raison des nouvelles normes de solvabilité », admettait récemment le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot. En Europe, des disparités très fortes séparent les banques. La suisse UBS et l'espagnole BBVA, affichent ainsi un ROE deux fois supérieur à celui de Barclays (15,9 % et 15,8 %, contre 7,2 %). Les banques françaises se situent dans la moyenne, BNP Paribas affichant le meilleur ROE (12,3 %) devant Société générale (9,8 %) et BPCE (8,1 %). A. M.
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