Le plan de sauvegarde de Technicolor contesté

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Technicolor n'en a pas tout à fait fini avec ses créanciers. L'ex-Thomson, qui s'est placé en procédure de sauvegarde en novembre, a fait approuver le 17 février son plan de sauvegarde par le tribunal de commerce de Nanterre. Mais cette approbation est désormais contestée en justice par une partie des créanciers, précisément des détenteurs de titres dits super subordonnés (TSS). droit de vote minoréEn 2005, Thomson avait levé 500 millions d'euros en émettant ces TSS, qui offrent un rendement annuel de 5,25?% (soit 28,75 millions d'euros), à condition que la société soit en état de payer des dividendes. Le plan de sauvegarde prévoit de remplacer ces intérêts par le versement de 25 millions d'euros pour solde de tout compte. Le 22 décembre, les créanciers obligataires et les détenteurs de TSS, réunis en assemblée, ont approuvé ce plan à 98,8?%. Mais, lors de cette assemblée, les porteurs de TSS disposaient de droits de vote minorés, au motif que les TSS ont perdu une grande partie de leur valeur, et s'échangent aujourd'hui à une fraction de leur prix initial. Cette décision a d'abord été contestée par des détenteurs de TSS devant le tribunal de commerce. Mais ce dernier a juste demandé à Technicolor d'ouvrir des discussions avec les porteurs de TSS, si besoin via un médiateur. C'est désormais ce jugement qui est contesté devant la cour d'appel de Versailles par plusieurs détenteurs de TSS. Par ailleurs, le constructeur a annoncé mercredi soir qu'il allait supprimer 25% des effectifs de sa filiale Grass Valley, soit 625 postes, dont 327 en France. J.H.

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