« Nul ne doit payer au fisc plus de la moitié de ce qu'il a gagné »

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Face à la fronde qui agite l'UMP, François Baroin a délivré aux parlementaires les chiffres provisoires sur le montant des chèques que le fisc a rendu aux bénéficiaires du bouclier fiscal en 2009. Les restitutions se sont élevées à 585 millions d'euros pour 16.350 contribuables. En 2008, les chiffres définitifs font état d'un coût de 563 millions pour 15.400 redevables. Au regard des montants évoqués, le bruit et la fureur autour du sort à réserver au bouclier fiscal apparaissent démesurés. D'abord lancées à gauche, et maintenant relayées par une partie des élus de l'UMP, les critiques se font d'autant plus virulentes que la crise est passée par là rendant moins acceptable cette mesure-phare du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy (voir «?La Tribune?» des 29 et 30 mars). Dans la tourmente, le ministre du Budget a défendu mardi dans un entretien aux «?Echos?» «?la stabilité du bouclier?» qui limite l'impôt à 50?% des revenus. Aux détracteurs de la majorité qui estiment que, sans aménagements de ce bouclier, il ne sera pas possible de demander des efforts aux Français pour financer par exemple la dépendance via une hausse de la CSG ou la CRDS dont seraient exonérés les bénéficiaires du dispositif, l'entourage de François Baroin rappelle que le chef de l'Etat s'est engagé à ne pas augmenter les impôts. Des assurances qui ne suffisent pas à désarmer l'irritation de certains parlementaires. Ainsi 13 irréductibles députés UMP - dont quelques Villepinistes - ont annoncé leur intention de co-signer une proposition de loi demandant la suspension du bouclier à 50%. D'autres élus estiment néanmoins qu'il ne faut pas bouger sur ce marqueur du quinquennat qui, souligne-t-on à Bercy a aussi un sens du point de vue de la compétitivité fiscale de la France. Bouger sur ce dispositif, ce serait, craignent certains, donner raison à la gauche qui pilonne sans interruption cette mesure depuis 2007. Anne Evenobouclier fiscal

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