Les députés francais votent à leur tour le mécanisme d'aide européen

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Lundi, les députés français ont entériné la contribution de la France au dispositif européen d'aide à un état membre de la zone euro contenue dans le projet de loi de finances rectificative pour 2010. Son montant total s'élève à 750 milliards d'euros, dont 250 milliards d'euros provenant du Fonds monétaire international (FMI).Outre un mécanisme de stabilisation financière qui permet à l'Union européenne (UE) de mobiliser jusqu'à 60 milliards d'euros, ce dispositif, adopté le 9 mai à Bruxelles par les ministres des Finances européens dans le contexte de la crise grecque, comprend également la création d'un Fonds européen de stabilité financière (FESF) pouvant fournir jusqu'à 440 milliards d'euros sous forme de prêts ou de lignes de crédits. La participation de chaque pays correspond à la part qu'il détient du capital de la Banque centrale européenne, majorée de 20 % pour compenser l'absence du pays en difficulté qui demandera l'activation du mécanisme. Pour la France, le plafond total de garantie s'élève à 111 milliards d'euros. Le mécanisme a déjà été adopté par le parlement autrichien le 19 mai, et le 21 mai par les Pays-Bas et l'Allemagne. Cette dernière est le premier contributeur de la zone, avec une participation de 148 milliards d'euros. Le Bundestag a voté le projet par 319 voix pour, 73 voix contre et 195 abstentions. Ce choix outre-Rhin était d'autant plus important que l'opinion publique et une partie de la classe politique étaient réticentes.belges et slovaques en attenteQuant aux autres membres de la zone euro, en particulier l'Espagne, le Portugal, la Grèce, l'Italie et l'Irlande, le projet a été adopté en conseil des ministres mais doit encore être ratifié par les parlements nationaux dans un contexte particulier de crise dominé par des annonces de mesures de rigueur. Ainsi, le parlement espagnol prévoit de l'examiner autour du 28 juin. La Slovénie devrait l'entériner dans les prochains jours, et la Finlande à la mi-juin. En revanche, deux pays vont devoir attendre en raison d'une situation particulière. Les citoyens en Belgique et en Slovaquie vont se rendre à la mi-juin aux urnes pour élire leur nouveau parlement. L'adoption du mécanisme comptera parmi leurs premières décisions. Robert Jules

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