« Nous sommes le partenaire des collectivités locales »

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STRONG>François BLANCARD, Directeur général du Crédit FoncierComment s'est passée l'année 2010 pour le Crédit Foncier ?Très bien. Nous avons profité du rebond du marché immobilier avec une production de crédit en hausse de 15 % sur les particuliers comme sur les entreprises, avec une politique de risque maîtrisée. La sinistralité a légèrement augmenté sur les particuliers avec des taux d'impayés de 2,6 % contre 2,2 % en 2009, mais 98 % de nos encours sont garantis. Même tendance sur les entreprises, avec 1,5 % de créances douteuses, contre 1,3 % en 2009. L'environnement restant incertain, nous avons relevé notre niveau de couverture à 0,95 % des encours, ce qui explique la hausse du coût du risque. Nous dégageons tout de même un résultat net en hausse de 15 %. Malgré la crise, nous avons remonté en 4 ans 900 millions d'euros de dividendes à notre actionnaire, le groupe BPCE.Quelles sont vos priorités pour 2011 ?Nous allons poursuivre le développement de synergies avec les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires. D'ici fin mars, nous aurons ainsi conclu une trentaine de conventions de partenariat en matière de crédit immobilier long (plus de 20 ans) ou réglementé. Par ailleurs, j'ai présenté lundi à mon comité exécutif une stratégie globale à destination des collectivités locales. L'étendue de notre offre fait de nous un interlocuteur privilégié pour toutes leurs problématiques de logement et d'aménagement. Nous pouvons les aider à faire construire des logements sociaux ou privés au meilleur coût et à compléter les dispositifs d'Etat pour faciliter l'accession à la propriété, notamment en centre ville, et les conseiller dans leurs choix d'arbitrage immobilier. Nous avons d'ailleurs déjà signé une dizaine de conventions, notamment avec Lyon, Bordeaux et l'agglomération Plaine Commune, en Seine-St-Denis, pour les accompagner dans leur politique d'habitat.Quels moyens comptez-vous mobiliser pour conquérir les collectivités locales ?Depuis 5 ans nous avons développé différents blocs de produits et de services complémentaires qui constituent l'offre la plus complète du marché. Je pense aux partenariats public-privé (PPP), au logement social, au prêt viager hypothécaire, au conseil immobilier auprès des institutionnels, et bien sûr aux services avec Crédit Foncier Immobilier. Notre direction « grands comptes » va animer cette dynamique volontariste, 25 chargés d'affaires seront mobilisés, au même titre que nos 14 patrons de régions, les responsables des 8 métiers concernés et les acteurs institutionnels du Crédit Foncier. Au total, cette offre globale sera déployée par une équipe de 50 personnes, avec l'objectif de démarcher 500 collectivités de plus de 20.000 habitants dès cette année. Je m'impliquerai personnellement.N'ayant pas de dépôts, le Crédit Foncier se refinance à 100 % sur le marché. Les règles de liquidité de Bâle III vous posent-elles un problème ?Non, car nos passifs ont la même durée que nos actifs. Notre bilan est donc exempt de risque de taux, et nous nous couvrons contre le risque de change. Ne faisant pas de transformation, nous surpassons les exigences de liquidités de Bâle III, avec un ratio de 105 % à un mois, et de 109,5 % à un an. Je souligne aussi que le Crédit Foncier agit comme un importateur de liquidité : il se finance à 85 % à l'étranger, pour une production réalisée à 85 % en France. C'est une donnée trop peu connue !

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