Tarifs bancaires  : le coup de pression des associations

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Georges Pauget (ancien directeur de Crédit Agricolegricole SA) et Emmanuel Constans (président du comité consultatif du secteur financier) doivent avoir les oreilles qui sifflent... Ce mardi, les associations semblent s'être donné le mot pour leur mettre la pression, au moment où ils s'apprêtent à rendre à Christine Lagarde leur rapport sur la tarification bancaire.Tout a commencé en septembre 2009, lorsque la Commission européenne a fustigé les banques françaises pour leur « piètre bilan en matière de transparence ». Sur les comptes courants, la France figure même parmi les plus pays les plus chers d'Europe. Pour expliquer ces écarts avec nos compatriotes, la Fédération bancaire française (FBF) avait souligné les spécificités du marché français.Un argument qui n'a pas convaincu Christine Lagarde, qui a commandé début 2010 un rapport aux deux experts. L'association de consommateurs UFC-Que choisir a envoyé lundi aux responsables du rapport le compte-rendu d'une étude portant sur les brochures tarifaires de 12 établissements bancaires. Bilan ? « Les brochures complètes atteignent 24 pages en moyenne, empêchant toute comparaison » explique Maxime Chipoy, chargé de mission. « Et la formulation des tarifs est parfois incompréhensible, même pour les conseillers bancaires ! » complète le président de l'association Alain Bazot. Quant aux « packages » (bouquets de services), ils restent surfacturés de 26 % par rapport aux services réellement consommés.Hasard ou pasL'UFC-Que choisir ne s'arrête pas au constat mais soumet sept propositions afin d'améliorer les règles en matière de tarification (voir illustration). « Nous allons être très attentifs à ce que fera Christine Lagarde prévient Alain Bazot. Les pouvoirs publics nous font toujours le coup de l'autorégulation, de la gestion molle ». L'Afub, l'autre association phare d'usagers bancaires, n'a pas voulu rester en reste et a annoncé, peu après... ses huit propositions. Le message est, dans les grandes lignes, identique : plus de transparence, plus de contrôle, moins d'abus.Devant cette fronde, la FBF a immédiatement réagi, rappelant que « les banques s'engagent depuis 2004 afin de rendre la banque plus claire et plus simple, à renforcer la transparence et tout ce qui peut permettre de faire jouer la concurrence ». Hasard ou pas, une étude était publiée le même jour par Ineum Consulting, dévoilant que... 72 % des usagers sont insatisfaits de la transparence tarifaire.

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