La compacte Milano a pour mission de sauver Alfa Romeo

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utomobileAvec près d'un an de retard, l'Alfa 940 (nom de code), qui devrait être baptisée Milano, sera officiellement dévoilée à la fin du mois. Pour une commercialisation en mars 2010 en Italie, puis fin avril-début mai en France. La nouvelle berline compacte a une rude mission : aiguillonner enfin la marque au trèfle, dont les ventes restent très loin de l'objectif des 300.000 unités annuelles assigné par Sergio Marchionne, l'administrateur délégué du groupe Fiat. Cette très jolie voiture à cinq portes, aux lignes dynamiques et pleines de personnalité, doit concurrencer les ténors européens Renault Mégane, Peugeot 308, Volkswagen Golf, Audi A3. Une rude gageure.La Milano devrait être produite à Cassino à raison de 90.000 unités par an, dont plus de la moitié destinées à l'export. Ce modèle, qui remplace l'actuelle 147 née en 2000, est d'autant plus crucial qu'il étrenne une nouvelle plate-forme, adaptée aux normes d'outre-Atlantique. Celle-ci pourrait d'ailleurs servir de base à de futurs modèles Chrysler, dans le cadre de l'alliance entre les groupes piémontais et américain. En ce qui concerne la seule Alfa Romeo Milano, des carrosseries break, coupé, voire berline à quatre portes et coffre séparé, sont envisagées.OBJECTIF : 138.000 unitésCélèbre dans les années 1960 pour ses berlines et coupés à tendance sportive et plutôt haut de gamme, Alfa Romeo jouait alors un peu le rôle de BMW aujourd'hui. Malheureusement, la firme, victime de vicissitudes politiques et industrielles, a ensuite connu une histoire chaotique. Reprise en 1986 par Fiat, elle s'est longtemps débattue avec une gamme médiocre de modèles peu fiables et mal finis. Revigorée par la 156, qui a marqué le renouveau de la marque en 1997, puis par la petite Mito apparue en 2008, Alfa Romeo n'en est pas moins aujourd'hui un petit constructeur à l'échelle mondiale, qui fabrique presque dix fois moins de véhicules que BMW, et quatre fois moins que Volvo.Alfa Romeo devrait vendre autour de 116.000-118.000 véhicules à peine cette année, dont 67.000 Mito, contre 106.000 l'an passé. Elle a été notamment handicapée par une restructuration de l'usine de Pomigliano d'Arco, près de Naples, à la productivité problématique et dont l'avenir n'est pas assuré. Alfa Romeo vise les 138.000 unités à l'horizon 2010, grâce aux débuts de la Milano. Outre un retour sur le marché américain dont elle est absente depuis longtemps, Alfa Romeo veut aussi croître en Russie et en Asie. Alain-Gabriel Verdevoye

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