Les juniors pétrolières au top de leur forme
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énergieEntre le marché physique et les actions, c'est à se demander ce qu'il est préférable de jouer à l'heure où les cours du pétrole jouent au yo-yo. Vendredi encore, l'or noir s'est affaissé à 75 dollars à Londres et à 77 dollars à New York. Les mastodontes cotés sont-ils à privilégier ? La question se pose alors qu'avec une hausse de plus de 110 %, le nouveau venu, Technip, affiche le plus beau palmarès du CAC 40, loin devant Vallourec (+ 40 % depuis janvier) ou Total (+ 7 %).Les majors pétrolières sont loin d'être les premières bénéficiaires de la flambée de 70 % du baril. Leur taille et surtout leur profil intégré, notamment dans l'aval, tendent à atténuer les effets d'un baril à près de 80 dollars. Il paraît donc plus avantageux de se tourner vers des « pure players », les juniors pétrolières investies dans l'amont de la filière. « Le renouvellement des réserves reste le nerf de la guerre. Or, les petites et moyennes compagnies sont clairement les plus concernées par cette problématique. Le problème, c'est que le taux de réussite est ici relativement faible : sur une période de cent ans, l'industrie pétrolière a trouvé des hydrocarbures dans un puits sur quatre forés. En contrepartie, l'effet de levier sur la valeur des actifs est d'autant plus intéressant », souligne Sébastien Lagarde, gérant actions chez Axa IM.reprise des fusionsDans cette logique de renouvellement des réserves, les parapétrolières sont aussi un bon parti. Pour prendre en compte le cycle de cette industrie qui a fait ces derniers temps d'importantes découvertes, il apparaît plus judicieux de miser sur l'ingénierie plutôt que sur le sismique, secteur en surcapacités. Mais n'est-il pas trop tard, au regard de la performance de Technip ? Sébastien Lagarde souligne que Technip ne se paie que 12,5 fois les résultats 2009, quand CGG Veritas se paie 27,8 fois.D'autant que le secteur pourrait profiter d'une reprise des fusions. Signe des temps, des juniors pétrolières comme Emerald Energy, Tanganyika Oil ou Addax ont été les cibles de grosses compagnies chinoises. « Cette offensive chinoise pourrait à nouveau créer des vocations dans les rangs des majors occidentales, qui n'ont pas fait d'acquisitions depuis bien longtemps. » Gaël Vaut
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