Les sociétés réinvestissent en informatique

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Altran et Capgemini, qui publient leur chiffre d'affaires du premier trimestre cette semaine, confirmeront-ils la tendance ? À savoir l'amorce de reprise des investissements informatiques des entreprises, qui se traduit dans les résultats trimestriels délivrés ces dernières semaines par SAP, Microsoft, IBM, Fujitsu. C'est un euphémisme de dire que cette reprise était très attendue par les fabricants de serveurs, les éditeurs de logiciels et les sociétés de services et d'ingénierie informatique. Malgré l'engouement des consommateurs pour les netbooks (mini-ordinateurs), les fabricants de PC eux aussi attendaient impatiemment le dégel des budgets informatiques des entreprises, une fois la récession économique passée. Car la clientèle des professionnels, qui a besoin d'ordinateurs et de logiciels sophistisqués, est bien plus lucrative que celle du grand public.logique de développementCe retour des investissements informatiques des entreprises est d'autant plus intéressant que les sociétés n'ont plus pour principale motivation de se doter d'un système d'information leur permettant de réaliser des économies. Elles investissent de nouveau dans une logique de développement. À tel point que HP (Hewlett-Packard) s'apprête à commercialiser une nouvelle ligne de serveurs haut de gamme, nommée Integrity, et destinée aux entreprises recourant à des applications complexes. Il faut dire aussi qu'à l'image de l'électronique grand public, l'informatique professionnelle connaît un nouveau cycle d'innovations, avec, notamment, l'essor du « cloud computing » (informatique à distance), innovations auxquelles les entreprises doivent s'adapter.Conséquence, les dépenses informatiques des entreprises (et des administrations) devraient grimper de 8,1 % en 2010, dans le monde, après une chute de 8,9 % en 2009, selon le cabinet d'études Forrester. Si la croissance devrait être assez homogène entre les différentes zones géographiques, ce sont en revanche les groupes informatiques les plus exposés à l'industrie financière et au secteur public qui bénéficieront de ce renouveau des investissements. Contrairement à ceux qui ont pour principaux clients des industriels, encore mal remis de la crise. C. L.

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