Martine Aubry affirme son identité face à Nicolas Sarkozy

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ti socialisteSaisir son moment. Martine Aubry profite de la mauvaise passe de Ségolène Royal dans les sondages et de l'éloignement de Dominique Strauss-Kahn au FMI pour tenter de s'imposer dans le peloton de tête des présidentiables du Parti socialiste. La première secrétaire du PS, qui a bouclé son tour de France mercredi à Rennes, a tiré des huit étapes effectuées depuis septembre une certitude : 2012 se jouera sur les « valeurs ». Et la maire de Lille croit avoir découvert une faille chez Nicolas Sarkozy : le débat sur l'identité nationale, qui, selon elle, pourrait bien se retourner contre le chef de l'État.Même si, comme elle l'a dit à Rennes, elle pense que « les Français s'interrogent moins sur leur identité que sur leurs fins de mois », Martine Aubry est prête à affronter la droite sur ce terrain. Tout en refusant de participer au débat organisé par le ministre de l'Immigration, Éric Besson, transfuge du PS. À Rennes, elle a donné l'ADN de cette « France qu'on aime », de la Révolution à la Résistance, en passant par la Commune et la devise de la République : « liberté, égalité, fraternit頻. Une France, a-t-elle dit, « qui s'inquiète du recul de sa démocratie, de son modèle social et de son vivre ensemble », une France « qui aspire à une nouvelle donne pour l'avenir ».dérapagesMartine Aubry a relevé que Nicolas Sarkozy n'avait pas parlé identité nationale devant l'UMP le 28 novembre. Elle a jugé qu'il se dérobait en ne participant pas ce vendredi au colloque organisé par l'Institut Montaigne. « Les débats patinent en province, et il y a des dérapages », a-t-elle affirmé, en faisant notamment référence aux propos tenus par un élu UMP qui avait stigmatisé « dix millions » d'étrangers « payés à rien foutre ».Éric Besson a d'ailleurs demandé le retrait d'une dizaine de contributions « à caractère raciste et xénophobe » enregistrées sur le site de son ministère dédié au débat sur l'identité nationale. À l'Élysée, on nie tout recul en soulignant que le chef de l'État s'est exprimé sur l'identité nationale le 12 novembre. Mais des sources dans la majorité estiment que Nicolas Sarkozy a pris « bonne note » du sondage Ifop réalisé pour « Le Journal du dimanche » du 29 novembre. Une majorité de Français (72 %) estimaient que le débat sur l'identité nationale constitue « avant tout une stratégie pour gagner les élections régionales » de mars.Martine Aubry lancera la campagne régionale du PS le 12 décembre à Tours. Elle se dit prête à répliquer à la « nationalisation » annoncée par Nicolas Sarkozy. Et souligne que, parmi les Français rencontrés depuis trois mois, elle a vu « beaucoup de responsables de PME, des gens qu'on ne voit pas habituellement au PS », mais qui aujourd'hui dénoncent, comme elle, « la France des banques et du CAC 40? la France de Nicolas Sarkozy ».

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