BP recherche de nouveaux actionnaires et pourrait changer de dirigeants

 |   |  379  mots
Depuis l'explosion, le 20 avril, de sa plate-forme Deepwater ­Horizon dans le golfe du Mexique, le groupe pétrolier britannique BP, qui a perdu la moitié de sa valeur boursière, recherche un actionnaire stratégique pour assurer son indépendance. Selon le « Sunday Times », la major chercherait à proposer 5 à 10 % de son capital à d'autres pétroliers ou à des fonds souverains, dans le cadre d'une émission de titres qui pourrait atteindre six milliards de livres (7,3 milliards d'euros).Le quotidien « National » d'Abou Dhabi affirme que des établissements financiers du Moyen-Orient pourraient se montrer intéressés par des achats d'actifs, ou soutenir une éventuelle augmentation de capital. Les fonds souverains Qatar Investment Authority (QIA) et Abou Dhabi Investment Authority (ADIA) ont déjà apporté leur soutien à des sociétés occidentales lors de la crise financière.Parmi les concurrents que la rumeur désigne comme acquéreurs potentiels (avec Exxon Mobil, Royal Dutch Shell ou encore PetroChina), le PDG de Total, ­Christophe de Margerie, a démenti étudier le rachat de BP mais a indiqué qu'il pourrait être intéressé par la vente d'actifs de la major britannique.Restaurer la confianceBP, qui a fini vendredi à 322 pence, soit une capitalisation boursière de 60.5 milliards de livres (73 milliards d'euros), devra faire face à un coût de réparation qui pourrait atteindre 60 milliards de dollars (48 milliards d'euros). Le chiffre exact ne sera connu qu'après colmatage définitif de la fuite prévu pour le mois d'août, mais une estimation sera rendue publique à la présentation des ­résultats du deuxième trimestre le 27 juillet prochain. À l'approche de cette date, les actionnaires font pression pour remanier l'équipe dirigeante afin de restaurer la confiance des marchés, révèle le « Financial Times ». Le président suédois Carl-Henric Svanberg est le plus critiqué pour son absence de leadership et son manque de soutien à son directeur général, l'Anglais Tony Hayward. Plus en cour auprès des actionnaires, notamment britanniques, qui voient d'un mauvais oeil un changement de skipper en pleine tempête, celui-ci pourrait néanmoins se voir remplacé par Bob Dudley, actuel patron Amérique et Asie. Les noms des Américains Chip Goodyear et Paul Anderson, deux anciens de BHP Billiton, circulent pour le remplacement du président. D. P.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :