Les chômeurs font les frais de la lutte contre les déficits

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Les mauvaises nouvelles se succèdent pour les chômeurs américains. Non seulement la tendance aux destructions de postes a repris en juin, mais surtout, les élus au Congrès n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une loi permettant d'allonger la durée de versement des allocations chômage. Inclus dans un paquet plus vaste, le dispositif, assorti d'une enveloppe de plus de 35 milliards de dollars, visait à soulager pour quelques semaines supplémentaires une partie des 15 millions d'Américains au chômage. Selon les estimations des spécialistes, environ 8,2 millions de chômeurs en fin de droits se retrouveront sans filet de sécurité d'ici la fin de cette année, si rien n'est fait. Depuis 2008, alors que l'économie tombait dans la pire des récessions que l'Amérique ait connu en 70 ans, le Congrès a accepté plusieurs extensions des allocations chômage. Certains sans-emploi peuvent ainsi bénéficier de versements pendant 99 semaines. Mais c'était avant que le débat sur le déficit budgétaire, et la nécessité de le juguler, ne s'empare de Washington.« largesses »Depuis, les élus, en majorité républicains, ne veulent plus entendre parler de ce qu'ils considèrent comme des largesses désormais insoutenables... Pourtant, nombre d'éditorialistes font remarquer que non seulement les allocations chômage sont nécessaires pour maintenir autant que possible le pouvoir d'achat des ménages, gage d'une reprise économique fondée sur la consommation, mais en plus, que les parlementaires n'avaient pas hésité, il y a quelques semaines, à retarder de six mois une réduction des remboursements d'assurance maladie pour les médecins. Parmi les rares élus républicains à soutenir l'initiative en faveur des chômeurs, Olympia Snowe, sénatrice du Maine, a demandé : « Pourquoi les médecins et pas les chômeurs ? » L. J. B.

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