Berlin s'est créé une obligation de retour à l'équilibre
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En Allemagne, les plans de relance, le soutien aux banques et aux entreprises et la baisse des recettes ont réduit à néant le rêve du ministre des Finances, Peer Steinbrück, de redresser le budget fédéral. L'an prochain, il devrait manquer à l'État central 86 milliards d'euros pour boucler son budget, contre 11 milliards en 2008. Pour autant, le besoin de financement de l'État au sens du traité de Maastricht, incluant les comptes des collectivités locales et des assurances sociales, reste loin des niveaux français. Selon l'institut RWI d'Essen, il devrait se situer aux alentours de 3 % du PIB cette année et de 5 % en 2010. Mais l'Allemagne avait en 2007 et 2008 retrouvé l'équilibre de ses finances publiques, non pas tant grâce à l'État fédéral d'ailleurs qu'à la bonne gestion des Länder, des communes et des caisses sociales.tâche difficileReste que, outre-Rhin, on ne goûte guère ces déficits abyssaux et faire mieux que la France n'est guère, en la matière, une consolation. La consolidation budgétaire fait l'objet d'un large consensus et sera la priorité de la nouvelle coalition libérale-conservatrice. Les promesses de baisses d'impôts de la campagne électorale risquent donc d'attendre. Si Angela Merkel a toujours fait du retour à la croissance le moyen principal de cette consolidation, on évoque déjà des coupes franches dans certaines subventions comme celles favorisant l'énergie solaire. Il est vrai que la chancelière s'est imposé une tâche difficile. Lors du vote du plan de relance, son gouvernement s'est donné une feuille de route sévère et l'a inscrite dans la Constitution : le déficit de l'État fédéral ne devra pas dépasser 0,35 % du PIB en 2016 et il y aura interdiction de tout déficit pour les collectivités territoriales à partir de 2020. R. G., à Francfort
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