Chrysler a bien amélioré sa situation financière
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En dépit de performances commerciales décevantes, Chrysler assure être sur la voie du redressement. Le constructeur, piloté depuis juin par Fiat, a établi hier un premier bilan de santé financière depuis sa sortie de la protection de la loi sur les faillites (chapitre 11) : au troisième trimestre, il a dégagé un excédent brut d'exploitation avant dépréciations et amortissements (Ebitda) de 200 millions de dollars tandis que sa trésorerie s'élevait à 5,7 milliards à la fin septembre, soit 1,7 milliard de mieux qu'en juin. Ce coussin doit lui permettre de tenir bon en attendant que de nouveaux véhicules, dont ceux produits avec Fiat, soient commercialisés sur le marché américain.Le mois dernier, les ventes de Chrysler ont continué à plonger aux États-Unis, de 30 %. Selon l'agence Bloomberg, Sergio Marchionne, patron de Chrysler et de Fiat, table néanmoins sur un retour à la rentabilité nette dès 2010, au plus tard en 2011, alors que les pertes du constructeur se sont inscrites à 16,8 milliards de dollars en 2008. Pour cela, Chrysler devra vendre 1 million de véhicules par an sur le marché américain. Si ce but est atteint, il dégagera 1 milliard de dollars de bénéfices à chaque fois qu'il vendra 100.000 voitures supplémentaires. Le responsable estime que les analystes ont sous-estimé les efforts de restructuration réalisés sous l'égide de l'ancien propriétaire, le fonds d'investissement Cerberus.modernisationEn présentant ses perspectives pour les cinq ans à venir, Chrysler a annoncé la modernisation de l'ensemble des véhicules de marque Dodge pour 2010 et le lancement en 2012 et 2013 de deux nouveaux modèles. D'ici à 2014, il veut commercialiser 21 nouveaux véhicules réalisés avec Fiat. Les deux groupes partageront trois plates-formes de production. À la sortie de Chrysler du « chapitre 11 », Fiat a pris 20 % du capital du constructeur américain contre 8 % pour le gouvernement fédéral, 2 % pour le Canada et 55 % pour le fonds de prestations santé des retraités du groupe géré par le syndicat UAW. Une fois les aides publiques rendues, Fiat pourra monter à 51 %. Éric Chalmet, à New York.
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