Les Tories renoncent au référendum sur l'UE

 |   |  326  mots
PolitiqueDavid Cameron ne déclarera pas la guerre à l'Union européenne. Le leader des conservateurs britanniques, les Tories, probable futur Premier ministre, a fait hier volte-face, en abandonnant son idée de référendum sur l'Europe s'il est élu. Alors qu'il avait promis aux Britanniques un vote sur le traité de Lisbonne, il s'est rendu hier à l'évidence : « Maintenant que celui-ci est ratifié, il n'y a rien que nous pouvions faire. » Il rejette aussi le référendum « light », que réclamait une frange de son parti, sous la forme d'une question limitée aux Britanniques, portant par exemple sur le rapatriement de certains pouvoirs de Bruxelles à Londres. « Nous n'allons pas traiter les gens comme des idiots et proposer un référendum qui n'aurait pas d'effet. »de nouvelles exigencesCependant, les Tories ont de nouvelles exigences. David Cameron compte d'abord faire voter une loi obligeant tout futur traité européen à être soumis à référendum en Grande-Bretagne, comme c'est le cas en Irlande. Étant donné l'euroscepticisme ambiant de la Grande-Bretagne, cela revient quasiment à la mort d'une nouvelle réforme des institutions européennes.Ensuite, un gouvernement conservateur entend négocier un retour de pouvoirs de Bruxelles à Londres sur trois points. Il veut que le Royaume-Uni soit exclu premièrement, du « chapitre social » européen, car il critique en particulier la directive sur le temps de travail ; deuxièmement, de la charte des droits fondamentaux ; troisièmement, de la justice criminelle, car il ne veut pas qu'une enquête sur le territoire britannique puisse être diligentée par un système judiciaire non britannique.David Cameron n'est toutefois pas dupe. « Ces exceptions ne peuvent pas être négociées unilatéralement et nous avons besoin de l'accord des autres États membres. » Il ajoute : « Nous ne cherchons pas à saboter l'Union européenne. Nous serons un membre actif de l'UE. » Les soupirs de soulagement dans les chancelleries du reste de l'Europe en étaient presque audibles? Éric Albert, à Londre

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :