L'ombre du « climategate » porte sur Copenhague

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dans certains pays, la population n'est pas convaincue du réchauf-fement de la planète.environnementBarack Obama pourrait revenir à Copenhague pour la fin de la conférence sur le climat, qui démarre lundi, a laissé entendre vendredi la Maison-Blanche, entretenant le suspens sur la portée de l'accord espéré. Le président américain se rendra une première fois dans la capitale danoise le 9 décembre, une date qui avait provoqué une surprise, tous les autres chefs d'État et de gouvernement (une centaine au total) ayant prévu de se retrouver à Copenhague à la fin de la conférence. « On lui suggère d'être là-bas les 17 et 18 décembre », a déclaré vendredi James Jones, le conseiller à la sécurité nationale du président américain.Mais en attendant, la polémique enfle autour de l'affaire des e-mails de l'université d'East Anglia. Le « climategate » concerne un millier d'e-mails provenant de l'unité de recherche climatique de l'université d'East Anglia, en Angleterre. Piratés et postés sur Internet il y a trois semaines, les e-mails proviennent de chercheurs qui sont à l'origine d'un des modèles les plus connus montrant le réchauffement. Mais leurs courriels révèlent quelques troublants passages qui ? hors contexte ? semblent indiquer que les chercheurs ont exagéré leurs résultats.polémique exaspéranteCe vendredi, la controverse a atteint un tel point que le Giec (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui dépend de l'ONU, a décidé d'enquêter. « Nous allons nous pencher sur le dossier et prendre position, indique à la BBC son directeur, Rajendra Pachauri. Nous ne voulons certainement pas glisser ce sujet sous le tapis. » Il faut dire que le Giec avait donné un rôle proéminent dans ses rapports à l'étude de l'université d'East Anglia.Les gouvernements et les experts s'exaspèrent de cette polémique. « Les preuves scientifiques du réchauffement climatique s'empilent depuis plus de 200 ans, a estimé Nicholas Stern vendredi, lors d'une conférence de presse. Ceux qui rejettent cela ont parfaitement le droit de s'exprimer, mais il faut rappeler que leur modèle est emmêlé et confus. » Mais ces démentis ne calment pas la polémique. Et ils viennent rappeler que la population, dans son ensemble, n'est pas nécessairement convaincue du réchauffement. Selon un sondage du Pew Research Center, seuls 30 % des Chinois pensent que le changement de climat est un sujet important. Le chiffre atteint 44 % aux États-Unis, 68 % en France et 90 % au Brésil. Éric Albert, à Londre

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