Bombardier pourrait assembler ses avions turbopropulseurs en Russie

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La direction du groupe canadien Bombardier a officiellement mené il y a une dizaine de jours des négociations avec le ministère de l\'industrie russe, ainsi qu\'avec Aviakor, une usine aéronautique contrôlée par le milliardaire Oleg Deripaska. Bombardier propose l\'assemblage local de son turbopropulseur Q-400, un appareil à hélices entré en service en 2000, pouvant transporter jusqu\'à 78 passagers sur 2500 kilomètres. Si les parties tombent d\'accord, le Canadien sera le premier constructeur étranger à démarrer une large production d\'avion en Russie. Jusqu\'ici, seul Boeing produisait localement des pièces détachées de son 787 Dreamliner. Safran produit lui des moteurs SaM 146 avec un partenaire russe.Aviakor produisait le Tupolev 154Le contrat aiderait à remettre sur pieds Aviakor, une usine située à Samara, à 1.000 kilomètres à l\'est de Moscou. A l\'époque soviétique, l\'usine Aviakor était l\'une des plus rentables du pays grâce à sa production à grandes cadences du triréacteur Tupolev 154. Mais depuis 1990, la production de l\'usine est à peu près nulle.Bombardier a échoué à démarrer une usine de matériel roulant ferroviaireJusqu\'ici, les fortunes de Bombardier ont été diverses en Russie. Le groupe a échoué à plusieurs reprises à démarrer la production de matériel roulant pour les Chemins de Fer Russes. Si un accord est finalisé, tout le monde y trouve son compte : Bombardier renforcera ses positions sur le marché russe. Aviakor, qui pour l\'instant perd de l\'argent, trouvera de quoi occuper ses capacités de production. Et les officiels russes obtiendront une chance de remplir les ordres venus du Kremlin. Le président Vladimir Poutine a fait du développement des lignes inter régionales une priorité du ministère des transports. « Dans l\'état actuel des choses, la plupart des lignes intérieures ne sont pas rentables », explique l\'expert Boris Rybak. Un problème qui s\'explique en partie par le fait que les compagnies aériennes russes sont contraintes par un systèmes de taxes à l\'importation à voler sur de vieux appareils soviétiques très gourmands en carburant. La Russie ne produit pas d\'avions modernes transportant moins de 80 passagers, bien que plusieurs constructeurs russes continuent à travailler sur la conception d\'appareils régionaux. L\'aval du ministère de l\'industrie russe pourrait être le signal que le Kremlin se résout à ce que l\'aéronautique connaisse le même sort que l\'industrie automobile : celui d\'un simple assembleur de machines étrangères.

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