Montebourg va chercher un fonds libyen pour sauver Petroplus

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Décidemment, le Moyen-Orient est très présent sur le dossier de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen. Cette fois, c\'est un fonds libyen qui doit « examiner » le dossier, selon le ministre du redressement productif qui s\'exprimait ce lundi matin sur RTL. Bilan : la raffinerie, mise en liquidation le 16 octobre, pourrait bénéficier d\'un nouveau délai. \"Je vais demander au tribunal de commerce de surseoir à statuer pour prendre le temps qu\'il faut pour permettre à nos amis libyens d\'éventuellement investir dans cette raffinerie\", a précisé le ministre. La date limite pour le dépôt de nouvelles offres était fixée à ce lundi 17h. Une audience est prévue demain, 6 novembre 2012, à 13h45, afin de faire un point sur les offres reçues. Les deux offres précédentes émanent aussi du Moyen-OrientLes deux offres de reprise précédentes émanent également du Moyen-Orient. La première, déposée par Alafandi Petroleum Group (APG), dont le siège social serait à Hong Kong, mais qui est implantée notamment à Jeddah (Arabie Saoudite) se présente comme un groupe d\'exploration et de production pétrolière, exploitant plusieurs raffineries dans le monde. La deuxième offre, qui a le soutien des salariés de Petroplus, provient de NetOil, dont le siège est à Dubaï. Ces candidats prévoyaient tous deux de conserver tous les salariés et d\'investir lourdement sur le site mais le tribunal a estimé qu\'ils ne présentaient pas de garanties suffisantes.NetOil, qui est désormais représenté en France, par Dominique Paret, un ancien responsable de l\'UFIP, le syndicat professionnel pétrolier français, a annoncé qu\'il allait améliorer son offre, avec notamment l\'appui de partenaires sud coréens qui devraient l\'aider à investir 468 millions d\'euros pour la modernisation de la raffinerie. Sur place, à Petit-Couronne, où une grande partie de la ville est mobilisée aujourd\'hui, les syndicats annoncent deux nouvelles offres en plus de celle du fonds libyen.Période d\'observation jusqu\'au 15 décembreSelon Yvon Scornet, porte parole de l\'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, le tribunal ne prendra pas de décision ce lundi mais devrait enregistrer les offres éventuelles et fixer la date d\'une nouvelle audience pour débattre de leur contenu. Le tribunal dispose encore d\'un peu de temps, la période d\'observation ouverte le 24 janvier, après le dépôt de bilan de l\'entreprise, ayant été prolongée jusqu\'au 15 décembre.  

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