Les établissements français confrontés à plus de réglementation

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Si les banques américaines peuvent répercuter le coût de la crise sur leurs clients, la situation est différente en France. L'environnement réglementaire y devient de plus en plus contraignant. « Les réglementations qui sont mises en place à l'heure actuelle pèseront sur les marges : 5 à 10 % du produit net bancaire de la banque de détail est menacé d'ici à 2012 », estime Éric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave. Sous la pression des associations de consommateurs, les banques se sont engagées à plus de transparence. À terme, celle-ci pourrait conduire à une baisse des tarifs. De plus, certains produits fort rentables, comme les « packages » ou le découvert, sont dans le collimateur. En juillet 2010, le rapport Pauget-Constans avait dénoncé le surcoût parfois induit par les forfaits bancaires pour les clients. En matière de découvert, elles vont également devoir modifier leurs pratiques. Pour les populations fragiles, les frais d'incidents seront « divisés par deux par rapport au tarif actuel » promet Bercy. Dans le cadre de la nouvelle loi Lagarde, les découverts n'échapperont plus aux décisions d'annulation ou d'étalement des dettes par les commissions de surendettement. Et les banques ne pourront plus facturer des frais de rejet pour des prélèvements liés à des créances dont le paiement a été suspendu par une commission de surendettement. Par ailleurs, selon Cyril Egret, senior manager chez Kurt Salmon, « l'unification de la tarification suite à la modification des règles de virement interbancaire dans le cadre de Sepa (espace unique de paiement en euros) conduira à une réduction des marges ». Reste le sujet des commissions interbancaires. Les banques s'apprêtent à faire des propositions de concessions à l'Autorité de la concurrence pour mettre fin à la procédure en cours. S.R.

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