Soulagement pour EnBW, la filiale d'EDF

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Si les quatre exploitants nucléaires présents en Allemagne (E.ON, RWE, EnBW et le suédois Vattenfall) ont du mal à cacher leur satisfaction au lendemain des annonces gouvernementales, chez EnBW, filiale d'EDF à 45 %, le soulagement est encore plus grand. Sans la levée du moratoire, deux des quatre réacteurs du troisième électricien allemand, co-contrôlé à 45 % par des municipalités, auraient du fermer en 2010 et 2012. Ces deux réacteurs, un sur chacun des deux sites d'EnBW, représentent 38 % de la capacité nucléaire de 4.600 MW de l'électricien. Faute d'accord politique, la filiale d'EDF, qui produit 23 % de l'électricité nucléaire allemande, risquait carrément de se trouver en déficit de production. Pour E.ON, qui pèse 41 % du nucléaire outre-Rhin, l'enjeu était moins crucial à court terme puisque seulement 25 % de ses centrales étaient menacées de fermeture d'ici 2012.une aubaineGlobalement, en contrepartie de l'allongement de la durée de vie de leurs centrales, les électriciens devront acquitter 30 milliards d'euros de taxes sur vingt ans, soit 1,5 milliard par an. Or, selon l'institut économique DIW, chaque nouvelle année de vie des réacteurs leur rapporterait 6,4 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires. Non seulement, ils vont faire l'économie de l'investissement dans de nouvelles centrales (estimé au total à 43 milliards d'euros contre 9 milliards pour étendre leur durée de vie), mais ils vont surtout continuer d'empocher les confortables marges d'exploitation (supérieures à 50 %) des centrales amorties. Une excellente affaire décidément qui, selon la Société Généralecute; Générale, rapporterait 15 milliards d'euros de valorisation supplémentaire au secteur. Marie-Caroline Lopez

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