Impasse économique aux Pays Bas

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L'ironie est de taille : alors que l'économie a dominé la campagne des législatives néerlandaises, les résultats du scrutin, le 9 juin dernier, ont créé une telle impasse qu'aucune décision de politique économique ne peut être prise. L'Alliance de la démocratie chrétienne, au pouvoir, a perdu la moitié de ses sièges, pour n'en conserver que 21, tandis que le Parti de la liberté, à la tête duquel officie le sulfureux leader d'extrême droite, Geert Wilders, a, lui, réussi une percée sans précédent, avec 24 sièges.Or, compte tenu du nombre total des sièges au Parlement (150), si les Démocrates chrétiens veulent former un gouvernement minoritaire, ils ont besoin, pour contrôler une majorité (soit 76 sièges), non seulement des conservateurs du Parti de la liberté et de la démocratie (31 sièges), mais aussi du soutien des 24 élus d'extrême droite. De multiples Imlications Après plusieurs semaines de discussions, Geert Wilders a claqué la porte ce week end. « La confiance du Parti de la liberté dans les Chrétiens démocrates a reculé à un niveau très bas », a-t-il déclaré. La réciproque est vraie, les Démocrates chrétiens se méfiant d'un homme qui veut, entre autres, lever un impôt sur les femmes voilées. « Cette impasse aura des implications pour le budget 2011, remarque Hein Schotsman, économiste chez ABN-Amro. Quant aux décisions sur le report à 67 ans de l'âge de la retraite ou la libéralisation du marché du travail, elles devront attendre »... L. J. B.

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