Compétivité : de nouvelles économies, synonymes de hausses d'impôts ?

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10 milliards d\'euros d\'économies supplémentaires sur la dépense publique pour financer des allègements de charges (qui prendront la forme d\'un crédit d\'impôt). C\'est ce qu\'annoncerait le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ce mardi. Des économies dans quel domaine ? L\'Etat et l\'assurance maladie étant déjà soumis au régime sec, l\'effort porterait notamment sur les collectivités locales.Les collectivités sont libres de leur gestion, le gouvernement ne peut donc leur imposer de baisser leurs dépenses. Ce qu\'il peut faire, en revanche, c\'est diminuer les dotations de l\'Etat aux collectivités locales. Ce sera déjà le cas en 2013, puisque les concours de l\'Etat aux collectivités sont gelés (en euros constants, ils diminueront donc).Une forte pression socialeL\'idée serait d\'accentuer cette tendance, à partir de l\'année 2014. Avec un raisonnement sous jacent, simplissime: si l\'Etat coupe dans les dotations aux collectivités, celles-ci seront contraintes de dépenser moins. Le hic, c\'est que rien ne dit que ce sera le cas. Les collectivités ont déjà donné un coup de frein à leurs dépenses, qui augmentaient à grande vitesse au milieu des années 2000. Ainsi, en 2009 et 2010, elles ont cessé d\'accroître leurs effectifs. Peuvent-elles les baisser ? La pression sociale est toujours forte, pour obtenir plus de services locaux. A cela s\'ajoutent des normes toujours plus drastiques, sources de surcoûts évidents.Le cycle électoral favorable aux hausses d\'impôts après 2014Dès lors, le risque existe que les collectivités cherchent à obtenir d\'une autre façon les sommes que l\'Etat ne leur versera plus. Tout simplement en augmentant les impôts locaux. La tendance serait facilitée par le cycle électoral : si en 2012, une certaine modération a été constatée, elle est tout à fait logique à deux ans des élections municipales, programmées pour le printemps 2014. En revanche, quand de nouveaux maires seront élus, ils pourront mettre en avant la mauvaise gestion de leurs prédécesseurs pour augmenter les taxes locales. En cas de réélection, il est toujours plus facile de procéder à de telles hausses en début de mandat. 

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