En 2010, les banques seront sous haute pression
La Tribune
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Le mouvement de balancier ne semble pas vouloir s'arrêter. Si 2009 a sonné le retour en grâce des banques, les analystes tablent sur un retour de bâton en 2010. Certes 2009 avait commencé dans l'euphorie, mais elle a terminé dans la quasi-dépression, puisque le quatrième trimestre a été, en termes de performance boursière, l'un des pires depuis quinze ans pour le secteur en Europe. Paradoxe, ce fut aussi un trimestre marqué par d'importantes révisions à la hausse des prévisions de bénéfices pour 2010 et 2011. Après plusieurs trimestres de forte augmentation du coût du risque, sa stabilisation unanimement ressentie au troisième trimestre a redonné quelque espoir aux analystes, qui cherchaient alors des raisons de croire à un avenir meilleur.Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. L'environnement, tant économique que réglementaire, pèse aujourd'hui lourdement sur les perspectives. relais de croissance effacésEn termes de croissance d'abord, parce qu'à l'exception des zones émergentes (et encore pas toutes, l'Europe de l'Est étant en phase de souffrance), les relais de croissance sont largement effacés. Le surcroît de réglementation inquiète aussi : dans l'attente de données précises, les banques savent qu'elles vont devoir renforcer leur capital, prendre moins de risque (le régulateur mondial va encore les rappeler à l'ordre ce week-end à Bâle), et que dans ce contexte, leurs résultats et donc leur capacité à rémunérer leurs actionnaires seront affaiblis. Une perspective que le marché ne goûte guère. G. L. S.
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