Les pieds dans la pub
La Tribune
La Tribune
Délégiférer ! » Le verbe entre dans les faits, avant même de connaître les pages du «Littré». Après la défaite des régionales, le Président de la république s'était dit prêt à un audit de ses réformes au second semestre 2011, de manière à laisser le Parlement « délégiférer » avant le rendez-vous de l'élection présidentielle. On avait traduit : amender des textes que leur complexité avait rendu inapplicables, ou que la majorité avait voté avec ses pieds. Mieux qu'exaucé, voilà Nicolas Sarkozy devancé. Bousculé. Le refus de Jean-François Copé, le patron des députés UMP, de supprimer sans débattre la publicité sur les chaînes publiques avant 20 heures, n'est pas seulement un défi lancé à l'Elysée. Ce n'est pas seulement, non plus, l'acte d'autorité d'un grand vizir autoproclamé, tirant profit de l'effacement institutionnel du Premier ministre. C'est une réflexion de bon sens. Supprimer la pub en journée sur les chaînes de France Télévisions, ce serait ajouter à la pétaudière un risque supplémentaire pour les finances publiques. L'interdiction en soirée des spots, décidée ex abrupto par le chef de l'Etat, avait contraint Bercy à trouver un financement de substitution pour l'audiovisuel public. à mettre au point une nouvelle usine à gaz, une taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms et Internet venant compenser le manque à gagner. Depuis, Bruxelles a ouvert une procédure d'infraction contre la France, jugeant cette taxe « incompatible avec le droit européen ». Ce litige pourrait se régler dans quelques années devant la Cour de justice européenne et se traduire par le remboursement aux opérateurs de plusieurs centaines de millions d'euros. En remettre une couche aujourd'hui friserait le ridicule. [email protected] angel gay
La Tribune
La Banque mondiale qualifie les années 2020 de « décennie perdue » pour la croissance mondiale
Emmanuel Moulin met en garde contre la propagation du choc énergétique aux prix des services
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
« Les ports sont les nœuds du corridor IMEC » dit Hervé Martel