Les contours des « stress tests » dévoilés
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Étape cruciale pour les « stress tests » bancaires européens. L'Autorité de supervision bancaire européenne, l'EBA, fournira ce vendredi trois éléments clés qui permettront de définir les contours de l'exercice: la liste des banques concernées, la définition des fonds propres retenue et le niveau de capital minimum que les établissements devront détenir après les tests. Lancés mi-mars avec l'envoi de la documentation, ces nouveaux tests de résistance, dont les résultats sont attendus en juin, seront soumis à un régime plus sévère que les précédents, qui avaient été critiqués pour leur incapacité à évaluer les besoins réels du secteur bancaire européen. « Nous devons retenir les fonds propres les plus ?purs? et les plus à même d'absorber des chocs», a indiqué jeudi le président de l'EBA, Andrea Enria. Il n'est plus possible de vivre dans « une Europe [avec 27 Etats] et 27 définitions différentes ». « Il y a eu une surenchère dans le laxisme [réglementaire] qui a conduit à une dégradation de la qualité du capital », a-t-il ajouté. Grincements de dents La série de stress tests conduits l'année dernière incluait des titres hybrides, comme les actions de préférence. Pour cette nouvelle édition, le président de l'autorité européenne de supervision a laissé entendre que la définition pourrait être plus stricte que les nouvelles règles de Bâle III. En Allemagne, cette rigueur fait grincer des dents. Jeudi, les autorités de régulation du pays ont demandé à l'EBA un report de 15 jours afin de mieux se préparer. En France, BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricolegricole et Société Généralecute; Générale seront soumis à l'exercice. L'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) avait indiqué fin mars que Crédit Mutuel n'y participerait pas. Alexandre Madde
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