L'Asie doit reprendre ses réformes pour pérenniser une croissance rapide

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L'Asie de l'est s'est remise de la crise économique et financière (...) en grande partie grâce à la Chine ». Tout en prônant la prudence, la Banque mondiale se montre optimise dans son dernier rapport sur la santé de cette région (hors Japon, Taiwan et Corée du sud). Les niveaux de production, d'exportation et d'emploi sont pratiquement revenus à leurs niveaux initiaux. Pour 2010, l'institution de Washington a révisé en hausse ses prévisions de croissance, misant sur 8,7 % et non plus 7,8 %. En 2009, le PIB de la région a cru de 7 %.Pour autant, la Banque estime que « là où nous n'avons pas de retour de l'investissement privé, le retrait prématuré du soutien budgétaire conduira au ralentissement de la croissance et c'est pourquoi nous recommandons que ce soutien soit maintenu jusqu'à ce que l'investissement privé revienne pleinement dans ces pays », ce passage de relais étant attendu dès 2010. Plus important encore, la Banque mondiale estime que le maintien d'« une croissance rapide sera possible dans les prochaines années même si l'économie mondiale est faible ». Mais à la condition que les pays d'Asie de l'Est reprennent « leur programme de réformes de moyen terme et de l'appliqer avec vigueur ». Elle vise notamment la Chine, qui cherche à rééquilibrer son modèle de croissance fondé quasi exclusivement sur les exportations depuis des années au détriment de la consommation intérieure. Parmi un large éventail d'outils, les dirigeants chinois « disposent aussi de l'instrument du taux de change qui les aidera à rééquilibrer leur économie », plaide la banque. Une réévaluation du yuan aiderait Pékin non seulement à favoriser la consommation intérieure mais aussi à lutter contre les pressions inflationnnistes. Laurent Chemineau

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