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Publié le 07 avril 2011 à 19:26 - Mis à jour le 07 avril 2011 à 19:26

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Pour tous les fidèles de Maurice, le Trou aux Biches a des consonances magiques. L'hôtel est un pilier de l'île, une adresse que l'on se transmettait entre amis, pour farnienter ensemble ou roucouler à deux au bord de la plage. Implanté au nord-ouest, à l'abri des vents de l'est, le mythe avait toutefois, avec le temps, besoin d'un coup de frais. Le groupe mauricien Beachcomber a vu les choses en grand. Après deux ans de travaux, l'hôtel a en partie rouvert le 5 novembre. En mai, tout sera fin prêt, il n'y paraîtra plus rien. Et déjà, les amoureux du Trou aux Biches ont retrouvé leurs habitudes, Francis Cabrel en tête qui descend ici en famille depuis des années.Si le site du Trou aux Biches se déploie toujours le long de 2 kilomètres de plage, sable fin agrémenté de chaises longues installées à l'abri des parasols de feuilles de palme, l'hôtel ne ressemble plus du tout à sa version d'origine. Grande réussite, les 417 suites et villas qui se répartissent désormais sur la totalité de la surface sont toutes sans vis-à-vis (l'ancien golf neuf trous a été détruit, la route repoussée plus en retrait dans les terres). Si l'on ne sait avec exactitude l'origine du Trou aux Biches, son appellation évoquant la douceur de vivre est toujours de règle. Ici, l'architecture se fond dans la nature. Tout pousse dans le sol de Maurice, et déjà les hibiscus, les palmiers recouvrent tous les espaces verts. Le long de la plage, les suites seniors front de mer s'étendent sur 102 m2 chacune ; toutes sont dotées d'une piscine avec vue plongeante sur la Grande Bleue. Plus en retrait dans le parc, les plus petites suites disposent tout de même de 63 m2. Très réussies, les 40 suites familiales sont toutes équipées d'une chambre spécial enfants, avec petit singe en peluche, lit bébé à disposition et produits de toilette adaptés pour la peau fragile des bambins. Mobilier en bois de « baloba », importé de Bali, coton d'Égypte pour les draps, toute l'architecture intérieure incite à la sérénité et à la douceur de vivre. Pour apprécier au mieux cette invitation à la quiétude entre soi, les 10 villas (2 chambres sur 246 m2) et les 17 villas 3 chambres (290 m2, idéales pour 2 couples et 2/3 enfants) sont comme repliées sur elles-mêmes, autour d'une piscine avec barbecue extérieur, canapés et transats en osier. Un majordome est à disposition pour veiller à la satisfaction des hôtes, un cuisinier peut aussi venir préparer les poissons pêchés le matin même. Une caractéristique notable : chaque suite est équipée de « media hub, tv interactive » et wi-fi dernier cri. La modernité est à portée de main. Au spa, les esthéticiennes s'évertuent à dénouer les corps ; le soin signature énergisant, à l'huile essentielle de lavande, est préconisé à l'arrivée. Par la suite, les meilleures applications Clarins sont recommandées pour permettre de retrouver une peau de bébé. Pour les hommes et les femmes pressés qui n'ont pas eu le temps avant le départ de passer par les cases coiffure et/ou épilation, manucure, tout ici est réalisé avec soin. Outre les bains de mer, parmi les activités incluses dans le forfait de l'hôtel, 6 courts de tennis sont à disposition (à utiliser de préférence tôt le matin ou en fin de journée), de même, les monteurs professionnels du club de plongée intégré peuvent accompagner les passionnés des fonds marins au tombant de la barrière de corail (comme partout ailleurs à Maurice, malheureusement, le lagon est désormais vide de toute vie corallienne). Le ski nautique comme les vélos, les kayaks sont à volonté, il suffit de demander. Le fitness dispose quant à lui d'équipements Technogym. Le mini-club Bob Marlin pour sa part accueille dès 3 ans les bambins, alors que les ados sont attendus au Teen's Club. Un service de baby-sitter est aussi disponible. Pour ceux qui s'inquiéteraient de la dangerosité du nombre de piscines installées sur le site (plus de 90), pas de souci, l'hôtel a veillé au grain. Et chaque piscine individuelle peut être protégée. Pour la restauration, pas moins de 6 restaurants dont un indien, un thaïlandais, un italien attendent les convives. Rien n'a été fait au hasard. Dès l'entrée majestueuse, on mesure l'étendue du projet. C'est sans aucun doute le projet hôtelier le plus ambitieux qu'ait connu Maurice. Comme l'explique Robert Doger de Speville, directeur commercial du groupe Beachcomber, « 288,2 millions d'euros ont été investis depuis 1999 dans la rénovation des hôtels. Pour le seul Trou aux Biches, nous avions prévu un investissement de 100 millions, nous sommes à 130 au réel ». La raison d'un tel dépassement ? L'ambition de préserver et de protéger l'environnement mais aussi de servir la communauté. Ici, si la dimension écologique ne vient pas culpabiliser les visiteurs, l'engagement pour le développement durable est partout. Une station de compostage pouvant traiter jusqu'à 5 tonnes de produits verts par jour a été implantée, de même, une station de traitement des eaux usées recycle quotidiennement un volume de 450 m3 dont 300 m3 sont recueillis pour l'irrigation. Chantier impressionnant, comme le souligne le directeur du Trou aux Biches Michel Daruty de Grandpré : « Une station de dessalement d'eau de mer assure une alimentation quotidienne de 450 m3 d'eau potable. Les pompes d'eau potable et eau glacée sont toutes équipées de variateurs de vitesse permettant une réduction de plus de 40 % de la consommation électrique. L'eau chaude est fournie par des panneaux solaires couvrant une superficie totale de 1.000 m2. Jamais un projet aussi ambitieux n'avait été mis en oeuvre sur l'île. »Le chantier est fidèle à l'esprit qui anime le groupe depuis l'édification de son premier hôtel en 1952. Avec 2.077 chambres dont 1.990 à l'île Maurice, Beachcomber totalise 17 % du parc hôtelier de l'île. C'est sans doute le plus gros employeur de cette région du monde. Au Trou aux Biches, les 900 salariés bénéficient tous d'un régime de retraite propre au groupe. Quand le projet a été rendu public, les curriculum vitae sont arrivés par centaines. Tous les employés, des jardiniers au personnel en chambre, sont mauriciens et pour leur majorité ils viennent des villages avoisinants. Ils ont été formés au sein de la Training Academy qui a été ouverte spécialement pour le projet. Le groupe a aussi financé l'édification d'un dispensaire. L'engagement social de l'entreprise n'est pas superficiel, il est ancré dans les gènes de l'entreprise. Démontrant une nouvelle fois aux touristes qu'ils peuvent ici venir en paix se reposer, sans aucune culpabilité, car en agissant comme tel, ils contribuent au bien-être de la communauté mauricienne. Chapeau bas.

La Tribune

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