Amaury veut faire du « Parisien » le plus grand quotidien plurimédia de référence

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Après avoir mandaté il y a six mois la banque Rothschild pour réfléchir à une cession du « Parisien », de son édition nationale « Aujourd'hui en France », de son imprimerie et de sa société de distribution SDVP, la famille Amaury a décidé... de garder le tout. Et claque ainsi la porte au nez de Vincent Bolloréeacute; et à celui de Fondations Capital associé au belge Rossel (« Le Soir », « La Voix du Nord »), tous deux candidats à la reprise du quotidien. Pourtant les deux groupes avaient fait de sérieux efforts allant jusqu'à proposer près de 150 millions d'euros alors que la valorisation, selon certains professionnels, avoisinerait plutôt les 100 millions d'euros.Pour beaucoup, ce changement de cap est une victoire pour Philippe Carli, nouveau directeur général du groupe, qui arrivé il y a tout juste un mois, avec « son oeil d'industriel », a réussi à convaincre Marie-Odile Amaury, propriétaire du groupe, de renoncer à cette vente. Lors d'un comité d'entreprise extraordinaire vendredi soir dernier, il a expliqué pourquoi, après études des différentes offres et suite aux nombreux contacts pris ces derniers mois, le groupe gardait le quotidien. Selon Philippe Carli, l'actuel propriétaire est « le plus à même pour faire face aux transformations nécessaires du titre, afin d'en faire le plus grand quotidien français multimédia de référence ».Il a ensuite présenté aux représentants du personnel les grandes lignes de sa feuille de route intitulée « Projet d'avenir pour ??Le Parisien'' » qui doit lui permettre de mener à bien son projet. Revenant sur le bouleversement affectant le secteur de la presse dont, selon lui, la diffusion va inéluctablement baisser, l'homme fort du groupe entend au plus vite relancer le chantier multimédia du titre. Lancé il y a deux ans, celui-ci est en sommeil depuis des mois, selon un journaliste. « Le Parisien-Aujourd'hui en France » version papier emploie quelque 350 journalistes pour seulement une petite vingtaine pour Internet. Philippe Carli veut profiter des nouvelles technologies comme les tablettes ou les smartphones pour élargir l'audience du « Parisien ». Des efforts demandés à tousDes projets ambitieux qui ont un coût, certes. Mais le groupe a les moyens de ses ambitions et « Le Parisien » ne perd pas d'argent, précise un proche de la direction qui a qualifié de « farfelue » l'information selon laquelle Amaury souhaitait vendre le titre pour racheter les 25 % que Lagardèrerave;re détenait dans Amaury. Reste que Philippe Carli n'a pas caché qu'il demanderait « un effort collectif et individuel à tous » afin « d'améliorer la compétitivité du titre ». Il entend également développer les opérations de marketing pour améliorer le chiffre d'affaires...

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