DCNS engrange de la croissance à l'export
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À l'export, DCNS vogue sur un courant plutôt favorable en dépit de turbulences provoquées par les contraintes budgétaires pesant sur certains grands projets de pays comme la Grèce (frégates multi-missions Fremm). En 2010, le groupe naval fera une très bonne année en prises de commandes, grâce notamment au méga contrat brésilien mis en vigueur vers la fin du premier trimestre?: quatre sous-marins Scorpène (3,57?milliards d'euros), design de la coque du sous-marin nucléaire (1,25?milliard) et maîtrise d'ouvrage du chantier naval et de la base sous-marine (1,87?milliard). Ce qui a gonflé le carnet de DCNS d'environ 4,1?milliards pour un contrat total estimé à 6,7?milliards d'euros.Le groupe naval a connu également cette année, selon nos informations, quelques autres satisfactions sur des dossiers jusqu'ici très compliqués. Il a ainsi obtenu au deuxième trimestre des contrats additionnels d'un montant de 400?millions d'euros sur les Scorpène vendus à Delhi en 2005. Ce contrat, en souffrance depuis des années, porte sur l'équipement des sous-marins. De même, DCNS a renoué avec le Pakistan en signant un contrat d'entretien des sous-marins Agosta (environ 60?millions d'euros). D'autres plus importants pourraient suivre avec Karachi avec qui les relations sont plus apaisées. Le groupe a signé un petit contrat d'environ 20?millions portant sur le soutien des frégates saoudiennes.DCNS travaille sur trois autres dossiers majeurs?: la Russie avec la vente de Bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la classe Mistral et les Fremm avec la Grèce et l'Algérie. Moscou souffle le chaud et le froid. Après avoir lancé un appel d'offres cet été, les Russes, qui attendent de Paris des «?conditions financières détaillées?» pour l'achat de quatre BPC (dont deux fabriqués en France), en ont minimisé l'importance. À Athènes, qui aurait fini de rembourser ses emprunts dans la défense, DCNS reste confiant et mise sur la notification d'un contrat de six Fremm, dont une fabriquée en France, En Algérie, le groupe ne part plus battu et vise un contrat Fremm (2 + 2 en option), voire un petit BPC de 15.000 tonnes. Michel CabirolLa Russie, la Grèce et l'Algérie sont dans la ligne de mire du constructeur naval.
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