« La France est le premier contributeur au chèque britannique »

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Le Commissaire européen au budget s'est récemment déclaré favorable à un réexamen du rabais britannique. Son idée serait de revenir sur la réduction de la contribution de la Grande-Bretagne au budget communutaire octroyée en 1984. La France est-elle sur cette ligne ?Oui, la France est totalement sur cette ligne. Ceci est d'ailleurs conforme aux conclusions du Conseil européen de 2005, qui demandaient à la Commission le réexamen du volet recettes du budget, y compris le chèque britannique. C'est ce que j'ai dit au Commissaire européen, Janusz Lewandowski, puis à mon homologue britannique, David Lidington, quand je les ai reçus il y a quelques jours au Quai d'Orsay.Mais un réexamen signifie t-il la suppression de ce fameux chèque ?C'est le sens logique de l'histoire. Le rabais britannique, mis en place en 1984, se justifiait à l'époque par le fait que la prospérité britannique était bien moindre que dans le reste de l'Europe. Ce n'est plus le cas maintenant ! D'ailleurs, pour tenir compte à la fois de cette évolution, et de l'entrée des nouveaux États membres, qui réclamaient à l'Europe leur part de solidarité financière, le rabais a déjà été revu à la baisse par décision du Conseil européen en 2005. Pour nous, c'est une évolution normale vers plus de justice et de lisibilité entre les États membres dans le financement du budget européen.Combien coûte le rabais britannique ? Sa suppression aurait-elle des conséquences pour la France ?Je rappelle que la France est le premier contributeur au chèque britannique. En 2009, il représentait 5,4 milliards d'euros environ, dont 1,4 milliard à la charge de la France, soit 25 % de la facture acquittée par nos soins ! La France qui a pris, face à la crise, des engagements sans précédent en matière de maîtrise des finances publiques, est aujourd'hui le deuxième contributeur net au budget européen avec un solde négatif de près de 5 milliards d'euros par an. Cette situation ne doit pas perdurer au-delà de 2013. Propos recueillis par Éric CholPierre Lellouche, secrétaire d'État aux Affaires européenne

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