Quand l'État hébreu exporte son savoir-faire numérique

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S'il est un pays où la réduction des dépenses de santé n'est pas un tabou, c'est bien Israël. « La gestion des budgets de santé n'est pas une question d'argent mais de prise de décision », martèle Roberto Schliesser, responsable de la télémédecine chez eWave, la seconde société d'informatique de santé du pays (quelques dizaines de millions de dollars de chiffre d'affaires), qui projette de s'introduire en Bourse. À son image, les start-ups du secteur (dbMotion, Rosh-Tov, Yael Software...) sont particulièrement dynamiques. Le marché est estimé à quelque 300 millions d'euros et le système de santé atteint un degré d'informatisation sans équivalent. Dossier médical électronique pour chaque patient, commande de médicaments via les sites Internet des pharmacies, résultats d'analyses ou de radios disponibles sur le web en quelques heures... « Tout cela permet de gagner en efficacité et de réduire les coûts », confirme Rachelle Kaye, directrice adjointe de Maccabi, l'un des quatre grands organismes de santé (HMOs) du pays. À but non lucratif, ils sont chargés de l'assurance-maladie ainsi que de la qualité des praticiens affiliés à leur réseau. Au vu des chiffres, on est tentés de croire Rachelle Kaye : en Israël, la santé coûte 2.000 dollars par an et par patient, contre... plus de 7.000 dollars aux États-Unis, selon des données OCDE. Les dépenses de santé représentent moins de 8 % du PIB, contre 17 % outre-Atlantique. Un tel résultat s'explique par la petite taille du pays (7,5 millions d'habitants) mais aussi par le volontarisme des organismes de santé, en compétition les uns avec les autres, qui ont eu recours à l'informatique dès le milieu des années 1990. Un savoir-faire qu'ils exportent aujourd'hui. Parmi les activités de Maccabi, figure ainsi le conseil en management des systèmes de santé. Le groupe a déjà prodigué son aide à la République tchèque, au gouvernement bulgare, et devait recevoir courant octobre une délégation parlementaire allemande. A. T.

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