Feu vert pour dix sites en Grande-Bretagne

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ucléaireL'édification de nouvelles centrales nucléaires en Grande-Bretagne progresse. Le gouvernement a désigné hier dix sites où les constructions sont possibles d'ici à 2025. La décision ? préliminaire et ouverte à consultation jusqu'en février 2010 ? doit accélérer le renouvellement des centrales britanniques, alors que neuf des dix réacteurs actuels arrivent en fin de service d'ici à 2023. EDF, qui a acheté British Energy, espère en construire quatre. Mais les groupements RWE-E.ON et Iberdrola-GDF Suez-Scottish and Southern Energy sont aussi sur les rangs. Dix des onze sites identifiés en début d'année comme potentiellement constructibles ont été approuvés. Les deux sites où EDF veut construire à chaque fois deux centrales ? Sizewell et Hinkley ? en font partie. Le seul rejeté est celui de Dungeness (sud-est de l'Angleterre), à cause de risques d'inondation et d'érosion côtière.Londres a aussi présenté un plan pour accélérer l'obtention des permis de construire, un processus très lent en Grande-Bretagne. La dernière centrale construite, celle de Sizewell B dans les années 1990, avait mis six ans avant d'être approuvée. Le gouvernement va créer une commission indépendante en charge des permis, qui doit réduire le temps de décision à un an au maximum. « Le problème jusqu'à présent est que nous redébattions à chaque fois de la nécessité de construire des centrales nucléaires, en plus de l'approbation de chaque site », explique Ed Miliband, le ministre de l'Énergie. Désormais, la consultation ne portera que sur les problèmes spécifiques de chaque site, un débat national devant se pencher une fois pour toutes sur la nécessité de nouvelles centrales. Pour les conservateurs, le nouveau processus met à mal la démocratie locale.Éric Albert, à Londre

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